Culture

Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 11:59

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"Mois d'Août dans ce Paris vide comme un royaume de Princesse dormante, l'excessive chaleur, l'ennui des journées torrides, la joue moite contre le plus beau livre qui lasse et endort, la douleur d'être seule en ces temps de moisson et de vacances, la douleur du souvenir et du désir, le dernier assaut de l'amour qui décroît et revient comme une fièvre mauvaise. O convalescence impossible avant le terme, hachée de rechutes et de sanglots ! 
On croit vraiment ne pas pouvoir guérir, et il faut justement souffrir tout cela, traverser toutes ces phases de ce qui semble l'agonie, pour revenir dépouillé, ayant usé les fibres, les mailles de l'enchantement, ayant rongé une à une les cordes qui liaient, pour renaître et respirer un jour sans souffrance, semblable et meilleur et plus sage, et peut-être même plus heureux que ce que l'on était avant ! 
Mais alors, l'amour est mort ! Et si un trouble souvenir, une émotion s'éveille encore, à la vue de l'écriture ou à la vue même de l'être aimé, ce ne peut plus être que, sensuellement, la tentation d'une habitude dont on expérimenta la douceur, la tentation perverse et malencontreuse du narcotique pour celui qui, libre d'agir, est complètement désintoxiqué. 
Y céder compléterait sans doute la guérison, en supprimant le charme des souvenirs, en substituant la lassitude au regret".

 

Afin de faire connaissance avec l'auteure, vous pouvez lire quelques lignes, concernant sa biographie, en vous rendant à l'adresse suivante : http://www.telerama.fr/livre/mireille-havet-l-inconsolee,32048.php

 

Des extraits de son "Journal 1924-1927, C'était l'enfer et ses flammes et ses entailles" sont disponibles à l'adresse suivante : http://www.clairepaulhan.com/auteurs/mireille_havet4.html

Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 11:11

Hugo

 

 

Murs, ville,
Et port,
Asile
De mort,
Mer grise
Où brise
La brise,
Tout dort.

Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu'une flamme
Toujours suit !

La voix plus haute
Semble un grelot.
D'un nain qui saute
C'est le galop.
Il fuit, s'élance,
Puis en cadence
Sur un pied danse
Au bout d'un flot.

La rumeur approche.
L'écho la redit.
C'est comme la cloche
D'un couvent maudit ;
Comme un bruit de foule,
Qui tonne et qui roule,
Et tantôt s'écroule,
Et tantôt grandit,

Dieu ! la voix sépulcrale
Des Djinns !... Quel bruit ils font !
Fuyons sous la spirale
De l'escalier profond.
Déjà s'éteint ma lampe,
Et l'ombre de la rampe,
Qui le long du mur rampe,
Monte jusqu'au plafond.

C'est l'essaim des Djinns qui passe,
Et tourbillonne en sifflant !
Les ifs, que leur vol fracasse,
Craquent comme un pin brûlant.
Leur troupeau, lourd et rapide,
Volant dans l'espace vide,
Semble un nuage livide
Qui porte un éclair au flanc.

Ils sont tout près ! - Tenons fermée
Cette salle, où nous les narguons.
Quel bruit dehors ! Hideuse armée
De vampires et de dragons !
La poutre du toit descellée
Ploie ainsi qu'une herbe mouillée,
Et la vieille porte rouillée
Tremble, à déraciner ses gonds !

Cris de l'enfer! voix qui hurle et qui pleure !
L'horrible essaim, poussé par l'aquilon,
Sans doute, ô ciel ! s'abat sur ma demeure.
Le mur fléchit sous le noir bataillon.
La maison crie et chancelle penchée,
Et l'on dirait que, du sol arrachée,
Ainsi qu'il chasse une feuille séchée,
Le vent la roule avec leur tourbillon !

Prophète ! si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs,
J'irai prosterner mon front chauve
Devant tes sacrés encensoirs !
Fais que sur ces portes fidèles
Meure leur souffle d'étincelles,
Et qu'en vain l'ongle de leurs ailes
Grince et crie à ces vitraux noirs !

Ils sont passés ! - Leur cohorte
S'envole, et fuit, et leurs pieds
Cessent de battre ma porte
De leurs coups multipliés.
L'air est plein d'un bruit de chaînes,
Et dans les forêts prochaines
Frissonnent tous les grands chênes,
Sous leur vol de feu pliés !

De leurs ailes lointaines
Le battement décroît,
Si confus dans les plaines,
Si faible, que l'on croit
Ouïr la sauterelle
Crier d'une voix grêle,
Ou pétiller la grêle
Sur le plomb d'un vieux toit.

D'étranges syllabes

Nous viennent encor ;
Ainsi, des arabes
Quand sonne le cor,
Un chant sur la grève
Par instants s'élève,
Et l'enfant qui rêve
Fait des rêves d'or.

Les Djinns funèbres,
Fils du trépas,
Dans les ténèbres
Pressent leurs pas ;
Leur essaim gronde :
Ainsi, profonde,
Murmure une onde
Qu'on ne voit pas.

Ce bruit vague
Qui s'endort,
C'est la vague
Sur le bord ;
C'est la plainte,
Presque éteinte,
D'une sainte
Pour un mort.

On doute
La nuit...
J'écoute : -
Tout fuit,
Tout passe
L'espace
Efface
Le bruit.

Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 11:47

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"Parce que c'est l'un des plus beaux films vus récemment, et qu'une sortie dans les salles françaises, ou même en DVD, est peu probable, il est important de voir "Low Cost" (Claude Jutra), le nouveau film de Lionel Baier, sur le site de la télévision Suisse Romande : http://www.tsr.ch/fiction/2010/low-cost/

 

A l'origine de ce quasi-long métrage (54 minutes), diffusé gratuitement jusqu'au 6 Février, de 22h30 à 4 heures uniquement, il y a une commande du Festival de Locarno. "Tourné" en un mois avec un téléphone portable et monté en quelques nuits, jusqu'à la veille de sa présentation, "Low Cost" est un film sur l'urgence, et sur la valeur du temps : "Live fast, die young" pourrait être son motto.

Assez tortueux une fois déplié mais d'une limpidité cristalline à la vision, le film décrit les états d'âme d'un cinéaste fictif, David Miller, qui sait depuis ses 14 ans, par un rêve prémonitoire, qu'il mourra juste avant d'en avoir 35 - l'âge de Baier, justement.

Par un subtil jeu de mise en abyme, coutumier chez lui, le réalisateur d'Un autre homme (2008) documente ainsi les derniers jours de ce condamné à mort, mélangeant images documentaires tournées à la volée, scènes de fiction avec ses acteurs, amis et amants, ainsi qu'une étrange élégie à Claude Jutra, cinéaste québécois atteint de la maladie d'Alzheimer et suicidé en 1986.

Si "Low Cost" bouleverse tant, c'est que son auteur a su trouver la forme idéale, de très basse définition mais à très haute altitude (là où les avions de Ryanair ne volent pas), pour reposer l'éternelle question proustienne : à quelles images peut se résumer une vie ? Et de resplendir fièrement, naine blanche au milieu des deux supernovae de 2010, "Oncle Boonmee" et "Mystères de Lisbonne", qui ne se demandaient au fond rien d'autre".

Jacky Golberg pour Les Inrocks

Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 14:18


J'ignorais, jusqu'à peu, qu'il existait des femmes Derviches. Celles-ci sont vêtues de couleurs.
Gros plan sur deux d'entre elles, au bout de 2 minutes de lecture ;)
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 23:41


Nouvelle entrée - Les sauvages - Scène 6 - Rondeau


Zima, Adario :
Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles, s'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.


Choeur des sauvages :
Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles, s'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.


Zima, Adario :
Dans nos retraites, dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
Offrir tes faux attraits !
Ciel, ciel, tu les as faites
Pour l'innocence et pour la paix.


Choeur des sauvages :
Forêts paisibles, forêts paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos coeurs.
S'ils sont sensibles, s'ils sont sensibles,
Fortune, ce n'est pas au prix de tes faveurs.


Zima, Adario :
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles !
Ah ! Peut-on être heureux,
Quand on forme d'autres voeux ?

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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 09:57
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 13:15


Partagé par Grégory Gutierez*, sur sa page Facebook, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, disponible sur le site "Le Grand Barnum"

Edifiant…


*Grégory Gutierez est l’auteur de l’ouvrage "Les Aventuriers de l’Esprit – une histoire de la parapsychologie", Presses du Châtelet, 2005.

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 16:54

Petite présentation d'un chef d'oeuvre adapté du best seller de Sarah Waters et réalisé, en deux parties, par Aisling Walsh, dans le plus pur style britannique de l'ère victorienne.

L'intrigue se déroule à Londres en 1862.
Susan Trinder (Sally Hawkins), une voleuse du quartier de Lant Street, vit chez Mrs Sucksby (Imelda Staunton) depuis la mort de sa mère. A l'occasion d'une visite de Richard Rivers (Rupert Evans), un joueur ruiné également connu sous le pseudonyme de Gentleman, elle accepte de se joindre à lui afin d'escroquer Maud Lilly (Elaine Cassidy), une riche héritière vivant dans le manoir de son oncle dont elle est devenue la secrétaire et lectrice d'une sulfureuse collection de livres érotiques.

Pour cela, et ce grâce à une fausse lettre de recommandation rédigée par Richard, Susan doit devenir la bonne et l'amie de Maud, afin de réussir à convaincre cette dernière d'épouser l'escroc à l'insu de son oncle. Une fois le mariage prononcé, elle devra signifier, aux psychiatres appelés par Gentleman, que sa maîtresse est devenue folle et qu'il est donc nécessaire de l'interner.
Maud enfermée, Gentleman et Susan n'auront plus qu'à se partager le butin...

Un plan certes bien pensé, mais tout ne se passe pas comme prévu, au contraire ! A tel point que la fin de cette première partie laisse sans voix, tant elle surprend...
Quant à la seconde partie...

Cela étant dit, je préfère vous laisser découvrir ce chef d'oeuvre de manipulation et de sensualité, remarquablement interprété, par vous-mêmes ;)

En attendant de le visionner en intégralité, quelques extraits à l'adresse suivante (Oxygène !!! rire) : http://www.youtube.com/watch?v=oFgT54utzbg&feature=related


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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /Mai /2008 18:55


Créé principalement par Emile Littré et publié, pour la première fois, entre 1863 et 1872, par Hachette, le Littré peut être désormais consulté gratuitement sur le Web à l'adresse suivante :
http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/

Près de 80 000 entrées, accompagnées de citations en rapport avec le contexte de chacune, y sont disponibles pour les amateurs de belles lettres ;)

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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 16:53

Le Livre de Taliesin est un recueil de poèmes manuscrits du Xème siècle, mais dont la composition serait contemporaine du barde historique Taliesin, qui était considéré comme "le Chef des Bardes de Bretagne" (entendre le Pays de Galles) au VIème siècle.

Kat Godeu, ou Combat des Arbrisseaux

"J'ai été sous de nombreuses formes
avant que je ne sois libre.
J'ai été une épée étroite et bariolée.
Je crois à ce qui est apparent.
J'ai été larme dans l'air.
J'ai été la plus brillante des étoiles.
J'ai été mot parmi les lettres.
J'ai été livre à l'origine.
J'ai été une langue brillante
pendant un an et demi.
J'ai été un pont jeté
sur soixante estuaires.
J'ai été route, j'ai été aigle
j'ai été coracle sur la mer.
J'ai été l'effervescence de la bière.
J'ai été goutte dans l'averse,
j'ai été épée dans la main.
J'ai été bouclier au combat.
J'ai été corde de la harpe
d'enchantements, neuf années.
Dans l'eau j'ai été l'écume,
j'ai été éponge dans le feu.
J'ai été bois dans le buisson.
Ce n'est pas moi qui ne chante pas.
J'ai chanté, bien que je sois petit,
j'ai chanté le combat des buissons de branches
devant le chef de Bretagne.
Des chevaux ordinaires y pénétrèrent,
des flots de richesse.
Il passa un monstre à larges gueules.
Il avait cent têtes
et une bataille fut livrée
sous la base de sa langue.
Il y a une autre bataille
sur sa nuque.
Un crapaud noir fourchu,
armé de cent griffes ;
le serpent tacheté à crête :
cent âmes par son péché
seront punies dans sa chair.
J'ai été à Nevenydd :
l'herbe et les arbres se hâtaient,
des ménestrels chantaient,
des guerriers attaquaient ;
une résurrection des Bretons
fut opérée par Gwydyon.
On en appela aux saints,
au Christ et à ses pouvoirs
pour défendre les princes,
jusqu'à ce qu'il les délivrât
le Roi qui les a créés.
Le Seigneur répondit par le langage et l'art :
prenez la forme des principaux arbres
avec lui dans vos armées,
tout en repoussant le peuple
inhabile au combat à la main.
Quand les arbres eurent été enchantés
dans leur oeuvre de destruction
les combats furent interrompus
par l'harmonie des harpes.
Elle pleuraient les combats.
Tranchons les jours tristes.
Une femme fit diminuer le bruit.
Elle s'avance sur le champ de bataille,
tête de sa lignée et chef de l'armée.
Les dépouilles des vaches d'Annwn
nous seront d'un grand profit
dans le sang des hommes jusqu'à nos genoux.
La plus grande des trois réflexions
qui eurent lieu dans le monde,
quelqu'un l'a terminée
en réfléchissant au déluge,
au Christ crucifié
et au jour du jugement tout proche.
Les aulnes en tête de ligne
étaient les premiers.
Les saules et les sorbiers
vinrent tard à l'armée.
Les groseilliers pleins d'épines
- désirable massacre -
et les néfliers vigoureux
vaincront toute opposition.
Les rosiers marchèrent
contre une armée de géants ;
on fit des framboisiers
la meilleure nourriture
pour soutenir la vie.
Le troène et le chèvrefeuille
enlacés avec le lierre.
Les peupliers tremblent beaucoup ;
les cerisiers sont hardis.
Le bouleau, malgré sa grande ambition,
fut équipé tardivement ;
ce n'est pas à cause de sa lâcheté
mais seulement à cause de sa grandeur.
Le cytise a l'esprit occupé
par les étrangers plus que par la bravoure.
L'if est devant,
c'est le siège du combat.
Le frêne fut très honoré
devant le pouvoir royal.
L'ormeau, en dépit de son grand nombre,
ne s'éloigna pas d'un pied.
Il tomba au centre,
aux extrémités et à la fin.
Le coudrier fut estimé
par son nombre dans le combat.
Le troène a eu un sort heureux,
c'est le taureau du combat, le seigneur du monde.
Près du rivage de la mer
le hêtre fut prospère.
Le houx fut teint en vert.
Il fut le héros.
L'aubépine se garde de tout côté.
Son poison fait mal à la main.
La vigne, qui couvrait tout,
fut coupée dans le combat.
Les fougères furent ravagées.
Le genêt, à l'avant-garde,
fut coupé dans le fossé.
L'ajonc ne fut pas meilleur
bien qu'il fût multitude.
La bruyère victorieuse se défendit.
Ton peuple fut enchanté
tout au long des hommes qui suivaient.
Le chêne est rapide :
devant lui tremblent le ciel et la terre.
C'est un vaillant portier devant l'ennemi.
Son nom est un soutien.
La campanule s'unit
et fut cause de consternation.
En repoussant ils furent repoussés ;
d'autres furent transpercés.
Le poirier est le meilleur assaillant
dans le combat de plaine.
Il a envahi la première forêt,
le passage des grands arbres.
Les marronniers, honteux,
s'opposent à l'if.
Le jais est devenu noir ;
la montagne est devenue rabougrie ;
la forêt est devenue pointe ;
ils le sont devenus avant les grandes mers,
depuis que cela a été entendu.
Le bouleau nous a couverts de feuilles :
il nous désenchante et nous change.
Le sommet du chêne nous a ensorcelés
par l'incantation de Maelderw
riant le long du rocher.
Le Seigneur n'est pas d'une nature ardente :
ce n'est ni de mère ni de père
que j'ai été créé.
Mon créateur m'a créé
de neuf éléments,
du fruit des fruits,
du fruit du Dieu du commencement,
des primevères et des fleurs de la colline,
de la fleur des arbrisseaux,
de l'argile de la terre,
Quand j'ai été créé
de la fleur des orties,
de l'eau de la neuvième vague,
j'ai été enchanté par Math
avant d'être invulnérable.
J'ai été enchanté par Gwydyon,
le purificateur des Bretons,
d'Eurwys, d'Euron,
d'Euron, de Modron,
de cinq fois cinq rangées d'artisans habiles,
des maîtres, enfants de Math ;
quand le mouvement s'est produit
Gwledic m'a enchanté,
lorsqu'il a été un peu brûlé.
J'ai été enchanté par le sage
des sages, avant que le monde n'existât ;
lorsque j'étais dans l'existence,
lorsque j'étais une petite chose.
Aimable barde, nous sommes habitués à la richesse :
j'ai un chant de louange que ma langue récitera.
J'ai joué dans le crépuscule.
J'ai dormi dans la pourpre.
J'ai été dans la forteresse
avec Dylan, fils de la mer,
au bord et au centre,
entre des genoux de prince.
J'ai été deux lances sans désir
quand elles tombaient du ciel :
elles brilleront dans l'abîme.
Elles seront au combat.
Quatre-vingts centaines
feront selon leur envie.
Elles ne sont ni plus vieilles ni plus jeunes
que moi dans leurs divisions.
Miracle : cent hommes sont nés chacun de neuf cents hommes.
J'avais alors
sur mon épée une tache de sang.
J'eus la considération
du Seigneur et sa considération partout où il était.
Si je viens là où le sanglier a été tué,
il fera, il défera,
il formera des langues,
celui au nom brillant, à la lame forte.
D'un éclair il conduit ses nombres :
ils se répandront dans l'éther
si je viens sur le sommet.
J'ai été serpent tacheté sur la colline,
j'ai été vipère dans le lac,
j'ai été l'esclave de Kynbyn,
j'ai été pâtre aussi.
Ma chasuble et mon calice,
je le déclare, ne sont pas mensonge.
Quatre-vingts fumées
sur tous ceux qui apporteront
cinq fois cinq distances de ... ? ...
Seront pris par mon couteau
six chevaux de couleur jaune.
Cent fois meilleur est
mon cheval Melyngan,
aussi rapide que la mouette.
Moi-même je ne passerai pas
entre la mer et le rivage.
Mais je conquiers le champ de bataille
sur neuf cents guerriers.
Mon diadème est de pierres rouges,
d'or est la bordure de mon bouclier.
Ils ne sont pas nés dans la brèche,
ceux qui sont venus me visiter,
excepté Goronwy,
des prairies d'Edrywy.
Longs et blancs sont mes doigts.
Il y a longtemps que j'ai été pâtre.
J'ai traversé la terre
avant d'être lettré.
J'ai dormi dans cent îles,
j'ai habité dans cent villes.
Sages druides,
prophétisez à Arthur.
Voici ce qui est le plus ancien
dans ce qu'ils chantent.
Et quelqu'un est arrivé,
considérant le déluge
et le Christ crucifié,
et le jugement tout proche.
La pierre d'or dans un bijou d'or,
puisse sa beauté m'enchanter.
Je serai dans la joie
hors de l'oppression de ceux qui travaillent le métal.
"

Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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