Sciences

Jeudi 9 juin 2011 4 09 /06 /Juin /2011 12:03

boris-cyrulnik-2008.jpg

 

"A la fois psychiatre et éthologue, Boris Cyrulnik fut l’un des premiers experts à savoir nous parler du rôle crucial des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, adrénaline…) dans nos vies, sans pour autant réduire celles-ci à une bouillie moléculaire. Dans le cadre d’une enquête en cours sur le cerveau, le magazine Clés est allé à sa rencontre, pour lui demander de nous raconter, cette fois, à quoi correspond la fameuse découverte des "neurones miroirs" et pourquoi on a pu dire que ceux-ci nous mettaient "en wifi" les uns par rapport aux autres… démontrant ainsi que notre cerveau est fondamentalement un "organe social".

 

L'entretien, réalisé par Patrice van Eersel, est à l'adresse suivante : http://www.cles.com/audiocles/article/le-cerveau-et-ses-neurones-miroirs

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Vendredi 20 mai 2011 5 20 /05 /Mai /2011 11:11

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Introduction

 

Le titre de ce livre s'inspire d'un de mes poèmes favoris, une réflexion sur le cerveau de la poétesse américaine du XIXème siècle, Emily Dickinson.

 

Le cerveau est plus vaste que le ciel,

Car, mettez-les côte à côte,

L'un contiendra l'autre sans peine

Et vous, de surcroît.

 

Le cerveau est plus profond que la mer,

Car, tenez-les, bleu contre bleu,

L'un absorbera l'autre,

Comme l'éponge, l'eau du seau.

 

Le cerveau est du même poids que Dieu,

Car, pesez-les, once pour once,

S'ils diffèrent, ce sera comme

La Syllabe et le Son.

 

 

Ce livre traite de l'esprit, de sa nature et de ses capacités. Il mêle les recherches neuroscientifiques les plus récentes, mes réflexions personnelles ainsi que les descriptions détaillées de mes capacités et expériences. Mon objectif est de montrer que les esprits qui fonctionnent autrement, comme le mien, celui de Bill Gates ou de Kasparov, ne sont pas si étranges ; et que n'importe qui peut apprendre d'eux. Tout au long de mon écriture, j'espère clarifier les nombreuses idées fausses concernant les capacités des autistes savants et proposer une nouvelle conception de l'intelligence.

 

Le chapitre 1 explore la complexité fascinante du cerveau humain et examine les dernières découvertes dans le domaine des neurosciences. Je m'attaquerai ici aux opinions préconçues les plus fréquentes, comme l'idée que le cerveau n'évolue plus après la naissance ou que l'ordinateur est une bonne comparaison pour comprendre le fonctionnement de notre esprit. Je ferai le point sur plusieurs affirmations relatives aux savants autistes et démontrerai que leur cerveau n'est pas si différent de celui de Monsieur Tout-le-monde.

 

Le chapitre 2 est une étude sur l'intelligence qui remet en question la pertinence du test de QI dans l'évaluation de celle-ci et analyse des voies alternatives. J'examinerai la nature du génie, s'il résulte d'une disposition innée, d'une gymnastique cérébrale quotidienne ou des deux.

 

Les chapitres 3, 4 et 5 contiennent respectivement des descriptions détaillées de mes propres capacités à mémoriser, à apprendre des langues et à calculer (domaines dans lesquels je me distingue grâce à mon autisme). Ces chapitres présentent la plus complète des interprétations personnelles jamais écrites concernant ce dont sont capables les autistes savants. Plutôt que d'encourager les lecteurs à se pâmer devant les capacités savantes, j'expliquerai en quoi elles sont utiles à chacun pour mieux comprendre et utiliser son cerveau.

 

A partir de mes expériences personnelles (mais aussi de celles des autres savants et individus autistes), le chapitre 6 explore le thème de la créativité et l'idée que certaines maladies neurologiques prédisposent à une perception et à une façon de penser plus créatives. Je mettrai en avant des formes rares d'imagination comme la création spontanée d'un langage chez de jeunes jumeaux. Je chercherai aussi à réfuter le mythe de l'inaptitude créatrice des autistes. Pour illustrer mon propos, j'exposerai des exemples de mes travaux artistiques personnels.

 

Dans le chapitre 7, j'examine les résultats de recherches récentes sur la complexité et les limites de nos perceptions visuelles. J'explore aussi comment des différences biologiques peuvent altérer notre façon de voir le monde. Enfin, des passages qui abordent les illusions d'optique et la psychologie de l'art montreront combien notre vision est malléable et subjective.

 

Dans le chapitre 8, j'étudie la nature de l'information et sa relation avec le cerveau, dans une ère où les actualités télévisées sont en continu, la publicité, omniprésente et la culture, formatée sur Wikipédia. J'explore le rôle des mots sur notre perception et notre compréhension du monde, la diffusion de l'information par les commérages et les rumeurs.

 

Dans le chapitre 9, j'explique et démontre les avantages de la pensée mathématique. Je donne des exemples qui montrent comment l'intuition peut conduire la majorité des gens à des conclusions erronées et comment un manque de compréhension du système des probabilités nous voue à l'échec.

 

Dans le dixième et dernier chapitre, j'évoque l'avenir de l'esprit humain, les incroyables percées médicales et technologiques qui transforment notre façon de soigner le cerveau et les nouveaux moyens d'exploration cérébral qui nous permettent de suivre le fil de nos pensées.  

 


Daniel Tammet au Magazine de la santé, le 11/03/09

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Dimanche 23 janvier 2011 7 23 /01 /Jan /2011 19:33
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 14:33

Satellite

 

 

Vidéo de la conférence disponible à l'adresse suivante : http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/mediaconf/c/1248111427484/-/p/1239022827697/seance/1248111427276

 

 

Samedi 25 Septembre à 10h30 à l'Auditorium de la Cité des Sciences et de l'Industrie (niveau 0 de la Cité des Sciences), 30 Avenue Corentin Cariou, 75019 Paris, Métro Porte de la Villette.

 

Avec la sortie de son nouvel ouvrage "L’autre moi-même", en avant première en France aux Editions Odile Jacob, Antonio Damasio nous livre son tout dernier état de la réflexion sur les mécanismes qui, dans le cerveau, font émerger ce qu’on appelle la conscience. Pourquoi chacun de nous peut-il dire "Je" ?

Répondant à cette question, Antonio Damasio démontre que la conscience et le soi ne sont pas seulement les produits de ce qu’il y a de plus élaboré, de plus "élevé" dans le cerveau, mais dérivent progressivement de processus cérébraux plus profonds, liés à la motricité et surtout à la régulation vitale élémentaire.

Antonio R. Damasio, mondialement connu depuis l’immense succès de "L’Erreur de Descartes" et de "Spinoza avait raison", est professeur de neurologie, neurosciences et psychologie. Il est directeur de l'Institut pour l'étude neurologique de l'émotion et de la créativité de l'université de Californie du Sud et également professeur adjoint au Salk Institute de La Jolla.

 

Répondants :
Sylvie Berthoz, chargée de recherche à l’Inserm, psychologue clinicienne à l’Institut mutualiste Montsouris.
Pascal Sévérac, agrégé et docteur en philosophie, directeur de programme au Collège International de philosophie et rédacteur en chef de laviedesidees.fr

 

http://www.universcience.fr/fr/conferences-du-college/programme/c/1248111427568/-/p/1239022827697/


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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 11:03

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"Lorsque je regarde le monde autour de moi, j'ai spontanément tendance à penser que ce que je vois fait partie d'une réalité qui m'est extérieure et qui par ailleurs n'a pas besoin que je l'observe pour exister. Certes, je sais que je n'accède pas en direct à cette réalité. La science m'a appris que l'image du monde que je contemple dépend des performances de mes organes sensoriels et de la façon dont mon cerveau organise les informations qu'il en reçoit. Tout handicap à ces niveaux se traduirait par une déformation des images du monde reçues. A l'inverse, si je disposais d'instruments d'observations scientifiques puissants, je verrais le monde avec plus de précision, peut-être même autrement. Mais la réalité que j'observe ne changerait pas pour autant. Seule serait modifiée l'image que s'en donne mon cerveau.


On sait que la mécanique quantique (physique quantique) a conduit à remettre en cause cette vision dite « réaliste ». Pour elle, s'il y a peut-être un réel sous-jacent à nos observations, il est impossible de le décrire d'une façon objective, c'est-à-dire ne tenant pas compte de l'observateur. Toute observation du réel, qu'elle soit empirique ou qu'elle soit scientifique, n'a de sens que pour un certain observateur, équipé d'un certain modèle de cerveau et utilisant certains types d'organes sensoriels et d'instruments. De plus, même compte tenu de ces limites, les observations ainsi faites ne donnent pas accès à un « réel en soi » mais à des descriptions probabilistes qui ne prennent de valeur relative, autrement dit pour moi, que si elles sont faites en grand nombre. Je constate certes qu'à grande échelle, les observations auxquelles je procède me donnent des images du monde suffisamment précises et constantes pour que je puisse agir avec un minimum de sécurité au sein du monde tel qu'il m'apparait. Mais en aucun cas, je ne peux me croire autorisé à m'appuyer sur ces représentations relatives pour postuler la présence d'une réalité qui, d'une part existerait indépendamment de moi et dont d'autre part je pourrais donner des représentations absolues ou objectives, valables pour tous et en tous temps".

 

 

La suite de cet article à l'adresse suivante : http://philoscience.over-blog.com/article-a-chaque-cerveau-sa-realite-57766676.html


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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 12:42

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Formé à la biologie moléculaire et moine bouddhiste depuis plus de trente-cinq ans, Matthieu Ricard a énormément contribué au dialogue de plus en plus fécond entre scientifiques et pratiquants bouddhistes et il est fréquemment le sujet d’expériences scientifiques sur la méditation. Il explique ici certaines des découvertes qu’ont permises ces expériences et leurs implications pour l’avenir.

 

 


En 2000, une rencontre exceptionnelle eut lieu à Dharamsala, en Inde. Quelques-uns des meilleurs spécialistes des émotions, psychologues, chercheurs en neurosciences et philosophes passèrent une semaine entière à discuter avec le Dalaï-Lama dans l’intimité de sa résidence située sur les contreforts de l’Himalaya. C’était aussi la première fois que j’avais l’occasion de prendre part aux rencontres fascinantes organisées par l’Institut Mind and Life, qui fut fondé en 1987 par Francisco Varela, un chercheur renommé en neurosciences, et Adam Engle, un homme d’affaires américain. Le dialogue portait sur les émotions destructrices et sur la façon de les gérer.


Lors de cette rencontre, un matin, le Dalaï-Lama déclara : "Toutes ces discussions sont fort intéressantes, mais que pouvons-nous vraiment apporter à la société ?" À l’heure du déjeuner, les participants se réunirent pour discuter avec animation, débat qui déboucha sur la proposition de lancer un programme de recherche sur les effets à court et à long terme de l’entraînement de l’esprit, ce que l’on appelle généralement "méditation". L’après-midi, en présence du Dalaï-Lama, ce projet fut adopté avec enthousiasme. Ce fut le début d’un passionnant programme de recherche, celui des "neurosciences contemplatives".


Plusieurs études, auxquelles j’eus la chance de participer dès le départ, furent lancées dans les laboratoires du regretté Francisco Varela en France, de Richard Davidson et Antoine Lutz à Madison (Wisconsin), de Paul Ekman et Robert Levenson à San Francisco et Berkeley, de Jonathan Cohen et Brent Field à Princeton, de Stephen Kosslyn à Harvard et de Tania Singer à Zurich.


Après la phase d’exploration initiale, une vingtaine de méditants expérimentés furent soumis à des tests : moines et laïcs, hommes et femmes, Orientaux et Occidentaux, tous ayant effectué entre dix mille et cinquante mille heures de méditation consacrées au développement de la compassion, de l’altruisme, de l’attention et de la pleine conscience. Plusieurs articles publiés dans de prestigieuses revues scientifiques ponctuèrent ces travaux, conférant par là ses lettres de noblesse à la recherche sur la méditation et la gestion de l’équilibre émotionnel, domaine qui, jusqu’alors, n’avait guère été pris au sérieux. Pour reprendre les termes de Richard Davidson, "ces travaux semblent démontrer que le cerveau peut être entraîné et modifié physiquement d’une manière que peu de gens auraient imaginée". Par ailleurs, Stephen Kosslyn, directeur du département de psychologie à l’université Harvard et spécialiste mondial de l’imagerie mentale, déclarait lors de la rencontre de l’Institut Mind and Life organisée au MIT de Boston : "Nous devons faire preuve d’humilité devant la masse de données empiriques fournies par les contemplatifs bouddhistes".

 

 

Un bienfait global

Les méditants expérimentés ont la faculté d’engendrer des états mentaux précis, ciblés, puissants et durables. Des expériences ont démontré notamment que la zone du cerveau associée à des émotions comme la compassion, par exemple, présentait une activité considérablement plus grande chez les personnes qui avaient une longue expérience méditative. Ces découvertes indiquent que les qualités humaines peuvent être délibérément cultivées par un entraînement mental.


D'autres expériences scientifiques ont également montré qu'il n'était pas nécessaire d'être un méditant surentraîné pour bénéficier des effets de la méditation et que vingt minutes de pratique quotidienne contribuent significativement à la réduction de l'anxiété et du stress, de la tendance à la colère (dont les effets néfastes sur la santé sont bien établis) et des risques de rechute en cas de dépression grave. Huit semaines de méditation sur la pleine conscience (de type MBSR), à raison de trente minutes par jour, s’accompagnent d’un renforcement notable du système immunitaire et des facultés d’attention, ainsi que d’une diminution de la tension artérielle chez les sujets souffrant d’hypertension et d’une accélération de la guérison du psoriasis. En pratique, il n’est pas nécessaire de méditer pendant de longues durées mais il est indispensable de le faire régulièrement. Si le cerveau est sollicité régulièrement, une trentaine de jours environ suffisent pour voir apparaître une modification des fonctions neuronales. L’étude scientifique de l’influence des états mentaux sur la santé, autrefois considérée comme fantaisiste, est donc de plus en plus à l’ordre du jour.

 

 

Les applications pratiques de ces recherches

Sécularisées et validées scientifiquement, ces techniques de méditation pourraient, par exemple, être utilement intégrées dans la prise en charge thérapeutique des problèmes émotionnels chez l’adulte.


Ces récentes découvertes scientifiques ont changé notre perception de l’évolution du cerveau au cours de la vie. Les esprits commencent à être prêts à accepter que ce n’est pas de la fantaisie et que l’on touche au cœur des neurosciences et de la neurosplasticité, un domaine lui-même relativement nouveau. Parallèlement, les nouvelles techniques d’IRM et d’électroencéphalogrammes, de plus en plus puissantes et sophistiquées, conjuguées avec la participation de contemplatifs expérimentés, nous ont menés à un âge d’or des "neurosciences contemplatives". C’est passionnant et il y a encore tant à découvrir.

 

 

Source : http://www.buddhaline.net/spip.php?article1526

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /Sep /2009 12:13


Une dose de dopamine aurait le même effet sur l'apprentissage que la promesse d'une récompense, elle-même plus efficace (au moins dans certains cas) que la menace d'une punition. Ou quand les scientifiques se livrent à de drôles d'expériences... 


Ce qui est pris n'est plus à apprendre

On savait que l'appât du gain pouvait rendre riche, radin, insensible ou même dingue. Mais depuis un an et la publication des tribulations d'une poignée de savants européens (1), on sait qu'en plus de tout le reste, l'appât du gain peut aussi faciliter l'apprentissage ou transformer le quidam du coin en résistance électrique intelligente, c'est-à-dire en être capable de répondre à cette impérieuse question : des deux courants électriques qui vont incessamment traverser vos mains gauche et droite, lequel a la fréquence la plus élevée ?

Le cobaye doit alors se concentrer, supporter les décharges, jauger les dixit courants et répondre. S'il a raison, il reçoit la somme d'argent qu'on lui a promise auparavant. Dans le cas contraire, il fait chou blanc. Ce test, effectué seize fois de suite par individu, a montré qu'à ce petit jeu, les cobayes apprennent beaucoup plus vite si on leur promet une récompense financière. Mieux, plus la récompense promise est élevée, plus ils apprennent vite*. Un résultat qui en dit long sur la nature humaine mais qui, surtout, avalise l'ancestrale technique de la carotte dans l'apprentissage.


Les dessous du mécanisme

Pour autant, pas de quoi satisfaire l'esprit, toujours en éveil, des chercheurs... Aussi ont-ils décidé de passer à nouveau des électrodes aux doigts de cobayes un tantinet vénaux. Mais cette fois, en plus de la promesse d'une rétribution financière, les sujets ont dû avaler une heure avant l'expérience, un cachet (2) soit de levodopa (une substance permettant d'augmenter le taux d'un neurotransmetteur appelé « dopamine » dans le cerveau), soit de l'haloperidol (une substance qui, à l'inverse, permet de bloquer l'action de la dopamine), soit d'une substance placebo.

Les résultats (3) montrent que la levodopa augmente encore la vitesse d'apprentissage des sujets quand l'haloperidol annihile tout effet de la récompense... et tout espoir d'enrichissement pour le cobaye. L'amélioration de la vitesse d'apprentissage observée dans le contexte de la récompense passerait donc par le circuit physiologique de la dopamine. Cette substance ne pourra néanmoins pas être prescrite pour doper la vitesse d'apprentissage d'individus sains, le traitement par des substances dopaminergiques pouvant s'accompagner d'effets secondaires sérieux.


Punir ou récompenser ?

À défaut de pilules miracles, il est toujours possible de se rabattre sur la bonne vieille technique « éducative » dite « de la carotte et du bâton ». Enfin plutôt « de la carotte ». En s'intéressant cette fois non plus à l'apprentissage mais aux principes de la coopération à l'échelle d'une société, une équipe internationale (4) vient de montrer qu'à tout prendre, récompenser les bonnes actions ou les réussites était un meilleur calcul que de punir les faux-pas ou les échecs. D'après leur résultat, récompenser devrait être la règle et punir, l'exception nécessaire...


Viviane Thivent


Notes :

(1) B. Pleger et al., J. Neuroscience 28, 8161, 2008

(2) La levodopa est utilisée, entre autres, dans le traitement de la maladie de Parkinson et l'haloperidol dans le traitement des psychoses.

(3) B. Pleger et al., Plos Biology, juillet 2009.

(4) D. Rang et al., Science, 4 septembre 2009


Source : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/science_actualites/sitesactu/question_actu.php?langue=fr&id_article=12763&id_mag=0

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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 10:56
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 12:55


Pourquoi certains patients schizophrènes entendent-ils des voix à l’intérieur de leur tête et d’autres des voix provenant de l’extérieur ? Des chercheurs CEA-Inserm de l’I²BM, en collaboration avec des services de psychiatrie des groupes hospitaliers Chenevier-Henri Mondor et Cochin-St-Vincent de Paul (AP-HP) et de l’hôpital Sainte-Anne, ont montré qu’une différence anatomique du cerveau, située au niveau de la région impliquée dans la localisation spatiale du son, peut expliquer cette distinction dans la perception des voix.


La schizophrénie touche 1% de la population mondiale (OMS) et se caractérise par différents symptômes cliniques. Les hallucinations auditives verbales, c’est-à-dire la perception de voix, est un symptôme très fréquent puisque 70% des patients en souffrent. Dans 20% des cas, elles résistent à toute forme de stratégies thérapeutiques. Mieux comprendre les mécanismes de ces hallucinations résistantes pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour les traiter. Ces résultats font l’objet d’une publication parue en ligne le 7 août 2009 sur le site de la revue Schizophrenia Bulletin.


Depuis les travaux initiaux de Bleuler et Kraepelin, deux types d’hallucinations auditives sont distingués dans la schizophrénie : celles où les patients entendent des voix dans leur tête et celles où ils les perçoivent comme provenant de l’extérieur. Cette distinction clinique a amené les chercheurs à explorer les mécanismes cérébraux impliqués dans la localisation spatiale des hallucinations auditives résistantes aux traitements thérapeutiques.


Une étude comparative par IRM
* de l’anatomie du cerveau de 20 sujets sains et deux groupes de patients schizophrènes souffrant de ces deux types d’hallucinations auditives (12 patients entendant uniquement des voix d’origine extérieure et 15 les entendant uniquement à l’intérieur) montre qu’il existe une différence dans la région impliquée dans la localisation spatiale du son (cortex temporo-pariétal de l’hémisphère droit). En étudiant l’anatomie de cette région grâce à des méthodes sophistiquées d’analyse d’image 3D développées à NeuroSpin, les chercheurs ont mis en évidence une anomalie concernant la jonction entre deux plissements, ou sillons, du cortex : le sillon temporal supérieur et le sillon angulaire (image de gauche). Plus précisément, par rapport aux sujets sains, on constate que pour le groupe qui entend des voix à l'extérieur de la tête (en rose sur les images de droite) la jonction est significativement déplacée en avant du cerveau, et pour ceux percevant des voix à l'intérieur de leur tête (en bleu sur les images de droite), la jonction est déplacée significativement en arrière du cerveau.


Cette différence de position de jonction de sillons pourrait indiquer l’existence de déviations lors de la maturation du cerveau, durant le troisième trimestre de la grossesse, lorsque ces deux plissements apparaissent, d’abord séparés puis se connectant ensuite. Ces résultats suggèrent que l’anatomie du cerveau est un déterminant possible de l’expression d’un phénomène aussi subjectif et intime que la localisation des voix dans cette maladie. Un argument de plus pour cesser de stigmatiser les patients atteints de cette maladie encore mal connue.


*Imagerie par Résonance Magnétique :
en appliquant une combinaison d'ondes électromagnétiques à haute fréquence sur une partie du corps et en mesurant le signal réémis par certains atomes (comme l'hydrogène), il est possible de déterminer la composition chimique et donc la nature des tissus biologiques en chaque point du volume imagé.


Référence bibliographique
: Where do auditory hallucinations come from ? A Brain Morphometry Study of Schizophrenia Patients With Inner or Outer Space Hallucinations. M. Plaze, M-L. Paillère- Martinot, J. Penttilä, D. Januel, R. de Beaurepaire, F. Bellivier, J. Andoh, A. Galinowski, T. Gallarda, E. Artiges, J-P. Olié, J-F. Mangin, J-L. Martinot, A. Cachia. Schizophrenia Bulletin. Advance Access. 2009.


Source :
http://www-dsv.cea.fr/accueil

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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 14:04
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