Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 13:20



Définition :

Imaginez que vous êtes au volant pour vous rendre à votre travail ou que vous faites la queue pour payer vos achats d’épicerie. Soudain, vous avez une sensation semblable à celle que vous auriez si votre voiture tombait en panne sur une voie ferrée et qu’un train de marchandises fonçait vers vous. Votre cœur bat très fort, la poitrine vous fait mal, vous vous sentez étouffer. Autour de vous, tout s’embrouille, les images deviennent floues ou semblent irréelles. Vous croyez subir une crise cardiaque, mourir ou perdre le contrôle de vous-même ou le contact avec la réalité.
Dans la crainte de perdre le contrôle de votre voiture ou de faire une scène dans le magasin vous fuyez aussi rapidement que vous le pouvez. Après plusieurs minutes, la sensation de panique s’atténue. Vous vous calmez et vous vous demandez ce qui vient de vous arriver.
De plus, vous craignez depuis au moins un mois d’avoir d’autres épisodes semblables : ceci définit ce qu’on appelle le trouble panique.

On a décrit les crises de panique comme un signal d’alarme déclenché par le corps sans raison valable – comme une fausse alarme. Lorsqu’un tel signal est déclenché en présence d’un danger réel, la réaction de terreur extrême peut être essentielle à la survie. Mais en état de crise de panique, la réaction de terreur se produit alors qu’il n’y a aucune raison de donner l’alarme.
Ce que les crises de panique ont de curieux et de terrifiant, c’est qu’elles se produisent souvent dans un cadre familier ou dans une situation qui ne présente pas de danger réel. Il n’en demeure pas moins que la victime est prise de terreur, avec toutes ses manifestations physiques et psychologiques.
À défaut de détection et de traitement, le trouble panique peut progresser et causer une détresse encore plus grande. La menace constante de ne pas savoir quand, ni où, une nouvelle crise va se produire peut provoquer une anxiété d’anticipation – c’est-à-dire la crainte constante d’autres crises de panique. La personne pourra constater qu’il ne lui suffit pas d’éviter les situations ou les endroits redoutés pour empêcher ce sentiment d’anxiété ou de peur.
Cette anticipation de faire d’autres crises de panique doit durer depuis au moins un mois pour qu’on puisse poser le diagnostic de trouble panique.

 


Symptômes :

Médicalement, une crise de panique doit inclure au moins 4 des symptômes dans la liste ci-dessous et atteindre un paroxysme en moins de 10 minutes :

- palpitations

- transpiration

- tremblements ou secousses musculaires

- sensation de souffle court ou d’étouffement

- sensation d’étranglement

- douleur ou gêne dans la poitrine

- nausées ou gêne abdominale

- sensation d’étourdissements, d’instabilité, de tête légère ou d’être sur le point de s’évanouir

- sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi-même

- peur de perdre le contrôle ou de devenir fou

- peur de mourir

- sensation d’engourdissements ou de picotements dans les mains

- frissons ou bouffées de chaleur


Causes :

Le trouble panique apparaît souvent quand la victime est au début de la vie adulte. La première crise peut se produire après une période de grande tension, par exemple la perte d’un être cher par décès ou séparation, la maladie, un accident ou un accouchement. Même après que la situation de stress soit disparue, les crises de panique persistent.
Il semble que les femmes soient deux à trois fois plus susceptibles de trouble panique que les hommes. De récents calculs montrent que plus d’un million de Canadiens souffriraient de trouble panique avec ou sans agoraphobie. Il est difficile d’établir des chiffres précis parce que les victimes cachent souvent leur état et que bon nombre de professionnels des soins de la santé ne le diagnostiquent pas.
En fait, le trouble panique a été décrit comme l’un des grands imposteurs de la médecine parce qu’on peut facilement le confondre avec bon nombre d’autres problèmes médicaux ou psychiatriques. Les victimes consultent parfois plusieurs médecins sans résultat. Se sentant mal à l’aise et incomprises, et s’interrogeant sur leur santé mentale, certaines abandonnent tout espoir d’améliorer leur état.

L’agoraphobie
est la crainte de se trouver dans des lieux où il pourrait être difficile de fuir ou d’obtenir de l’aide lorsqu’on vit une attaque de panique. Certains agoraphobes ne circulent que dans un périmètre restreint ou ont besoin d’être accompagnés d’une personne de confiance. De cette façon, le trouble affecte également la famille et les amis. D’autres s’exposent, mais au prix d’une anxiété importante.

Normalement, les victimes de trouble panique se rappellent assez bien des premières crises de panique, parce que la terreur physique et psychologique a été écrasante. Certaines personnes croient qu’elles sont victimes d’une crise cardiaque massive ou qu’elles perdent la raison. L’impulsion de fuir immédiatement ou de demander de l’aide pousse certaines victimes vers les services d’urgence des hôpitaux, où elles insistent sur le fait qu’elles craignent  par exemple d’avoir une crise cardiaque. Les tests physiques ne révèlent habituellement rien d’anormal.
La soudaineté et la violence des crises de panique amènent certaines victimes à éviter les situations où elles ont eu une crise. Elles peuvent croire que l’autoroute ou l’épicerie sont des endroits effrayants. Elles se disent que dans l’éventualité d’une autre crise, au moins elles ne seront pas au volant, ni dans la foule, ni enfermées dans un train ou un avion où la fuite ou une aide appropriée seraient difficiles. Dans la crainte d’avoir une crise et de perdre la maîtrise d’elles-mêmes, les victimes évitent certaines activités ou certains endroits. Cela s’appelle évitement agoraphobique. Par exemple, ces personnes pourraient en venir à éviter de demeurer seules à la maison, de circuler dans leur quartier, d’aller à l’épicerie, à la banque, au centre commercial ou au cinéma, ou de se trouver dans une salle de spectacle, d’utiliser les transports en commun, de circuler en automobile, de traverser les ponts et les tunnels, ainsi que de prendre l’avion et de voyager. L’interférence avec la vie personnelle ou professionnelle peut devenir importante.

Les conséquences peuvent être graves
Les crises de panique, l’anxiété d’anticipation et l’évitement agoraphobique peuvent avoir des conséquences graves s’ils ne sont pas traités. Les victimes de ce trouble sont plus susceptibles de dépression que la population en général, avec les complications que cela implique. Dans leurs efforts désespérés pour réprimer les crises et sous l’effet de leur anxiété d’anticipation, certains abusent de l’alcool, des drogues ou de certains médicaments.
D’autres acquièrent une dépendance pathologique. Ils sont incapables d’envisager les situations qu’ils craignent sans la présence constante de quelqu’un. On estime qu’avec toutes ses complications, le trouble panique coûte au Canada des centaines de millions de dollars par année en frais médicaux, prestations d’invalidité et salaires perdus.


Prévenir et soigner :

Il existe maintenant des traitements validés qui offrent l’espoir de soulager plus rapidement et plus efficacement les personnes qui souffrent de trouble panique. Tout traitement efficace commence par un diagnostic exact. Le simple fait d’identifier la maladie apporte un soulagement énorme à la personne qui craignait que l’on ne prenne pas son problème au sérieux.
On a recours à divers types de thérapies visant à modifier certaines pensées et comportements (thérapie cognitivo-comportementale), à des médicaments (antidépresseurs et anxiolytiques) ou à l’association des deux. Avec la thérapie cognitivo-comportementale, le patient seul ou dans un groupe est graduellement exposé à la situation agoraphobique qu’il redoute excessivement. Il peut au cours de ce processus, être accompagné d’un thérapeute, d’un ancien phobique ou d’un membre de la famille formé pour l’occasion. Si une crise de panique se déclenche, le patient apprend à reconnaître les manifestations d’une attaque de panique, à ne pas faire de mauvaises interprétations de ces manifestations et à demeurer dans la situation plutôt que de fuir. Le patient apprend à réduire ses craintes et acquiert une meilleure emprise sur les situations. La thérapie vise à modifier les schémas de pensées des personnes en les aidant à analyser leurs sentiments et à distinguer les pensées réalistes et irréalistes.

La guérison peut prendre quelques mois, mais comme les personnes atteintes de trouble panique souffrent parfois de plus d’une maladie, le traitement peut prendre plus de temps et être plus complexe. Ainsi, un traitement fructueux tient compte de tous les problèmes connexes, fréquemment la dépression et/ou l’abus d’alcool ou de drogues.

Les efforts de recherche actuels se concentrent sur des moyens plus efficaces de diagnostiquer et traiter le trouble panique.

Les spécialistes désirent également trouver des réponses à des questions comme :

- Pourquoi les crises de panique se déclenchent-elles à certains moments plutôt qu’à d’autres ?

- Quel rôle joue l’hérédité ?

- D’où viennent les différences apparentes entre les hommes et les femmes qui sont affectés de ce trouble?

Les chercheurs tentent d’éclaircir les origines et les causes sous-jacentes au trouble panique.


Source :
http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/fr/p/aider-une-personne/les-maladies-mentales/trouble-panique

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 13:04
Par Myrddhin - Publié dans : Articles divers
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 11:57


Diffusion le 31 mars à 20h35 sur France 5


Résumé :

Autour du documentaire «L'Alternative», réalisé par Mady Tran, Michel Cymes et Marina Carrère d'Encausse présentent une émission spéciale sur les soins palliatifs et l'accompagnement de fin de vie. Ils reçoivent notamment le professeur Régis Aubry, chef du département douleur et soins palliatifs du CHU de Besançon, président du Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l'accompagnement. Le documentaire de Mady Tran fait découvrir l'institut Antonius, à Rotterdam, entièrement dédié aux soins palliatifs de 250 résidents. Dans cet espace singulier, les patients et le personnel soignant portent un regard différent sur la mort.

Par Myrddhin - Publié dans : Deuil, Accompagnement et Soins Palliatifs
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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 14:16
Par Myrddhin - Publié dans : Environnement
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 09:57
Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 22:29


Virginia Woolf a rédigé cette lettre à  l'intention de son époux, avant d'aller s’immerger dans l’Ouse (Sussex) afin d’échapper à la folie, le 28 mars 1941 :


"Chéri, Je suis certaine que je redeviens folle. Je pense que nous ne pourrons pas vivre une seconde fois une épreuve aussi terrible. Et cette fois, je ne m’en sortirai pas. Je commence à entendre des voix et je ne peux plus me concentrer. Alors je vais faire ce qui me semble la meilleure chose à faire. Tu m’as donné le plus grand bonheur qui soit. Tu as été plus parfait que n’importe qui. Je ne crois pas que deux personnes aient été plus heureuses que nous jusqu’à ce que cette terrible maladie me frappe. Je ne peux plus combattre. Je sais que je gâche ta vie et que sans moi, tu pourrais travailler. Et tu le feras, je le sais. Tu vois, je n’arrive même pas à m’exprimer correctement. Je ne peux plus lire. Ce que je veux te dire c’est que je te dois tout le bonheur que j’ai connu. Tu as été totalement patient envers moi et incroyablement bon. Je tiens à le dire — le monde le sait. Si quelqu’un avait encore pu me sauver, cela aurait été toi. Tout m’échappe sauf la certitude de ta bonté. Je ne peux plus continuer à gâcher ta vie. Je ne crois pas que deux personnes puissent être plus heureuses que nous ne l’avons été".*


Ci-dessous, la scène finale du film The Hours, réalisé par Stephen Daldry - chef-d’œuvre cinématographique dont je reparlerai plus tard...




Virginia Woolf (Nicole Kidman) : "Cher Léonard, regarder la vie en face, toujours regarder la vie en face, et la reconnaître, pour ce qu’elle est, enfin la connaître, l’aimer, pour ce qu’elle est, et la mettre derrière soi. Léonard, toujours les années entre nous, toujours les années, toujours l’amour, toujours les heures…"


The Hours de Philip Glass : http://www.deezer.com/track/742481



*"Lettres illustrées : Virginia Woolf", éditions Herscher, lettres choisies et présentées par Frances Spalding.

Par Myrddhin - Publié dans : Deuil, Accompagnement et Soins Palliatifs
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /Jan /2009 13:27


Extrait de : Le Mythe d’Icare, Traité du désespoir et de la béatitude – Tome 1, de André Comte-Sponville

 

Courbet disait à ses élèves : « Cherche si, dans le tableau que tu veux faire, il y a une teinte encore plus foncée que celle-là ; indiques-en la place, et plaque cette teinte avec ton couteau ou la brosse ; elle n’indiquera probablement aucun détail dans son obscurité. Ensuite, attaque par gradations les nuances les moins intenses, en t’essayant à les mettre à leur place, puis les demi-teintes ; enfin tu n’auras plus qu’à faire luire les clairs… » (1). Cela vaut aussi pour la pensée. Il faut commencer par le plus sombre, chercher « le vide, et le noir, et le nu », et dégager progressivement la lumière. Car la nuit est première. On n’aurait pas besoin autrement de penser. Il faut commencer par le désespoir.

Cette « nuit obscure » de la pensée, c’est le silence. Il faut beaucoup de temps pour y atteindre, et beaucoup de courage. Car jeunesse est bavarde, par impatience, et vieillesse aussi, le plus souvent, par lâcheté. Il faut d’abord se taire, et rentrer en soi. Car la nuit est en nous, point ailleurs, et en nous aussi la lumière. Mais il faut commencer par la nuit, vide et vague, et y séjourner longtemps. Avant le premier jour et le premier matin, il y a l’infini des nuits. Avant le premier mot, l’éternité du silence.

Il faut commencer par la solitude. Les autres nous distraient, nous divertissent, et nous éloignent de l’essentiel. Nous-mêmes ? Non. L’essentiel est en moi, mais n’est pas moi. En moi (dans mon corps) : ce vide. Il faut commencer par ce vide. Il faut commencer par l’angoisse. Et que serait l’angoisse sans la solitude ? Les autres me donnent l’impression d’exister, d’être quelqu’un, quelque chose… Alors que la solitude, pour qui la vit sans mentir, me révèle mon néant, m’enseigne ma vanité, le vide en moi de ma présence. Vérité de l’angoisse. Je découvre alors que je ne suis rien, qu’il n’y a rien en moi à découvrir, rien à comprendre, rien à connaître, que ce rien même. Solitude et silence : la nuit de l’âme.

Il faut commencer par cette nuit. S’y arrêter. Affronter cette angoisse. C’est pourquoi beaucoup ne commencent jamais, et tournent en rond aux portes d’eux-mêmes. Bavardage et divertissement, jeux du sens et de l’illusion, tours et détours du monde et de l’âme : labyrinthe. Mais parfois certains s’en lassent. Il y a des jours, on ne supporte plus le bavardage. On s’arrête. Enfin le silence. Enfin la solitude. Et l’angoisse est là comme un grand miroir vide. Ainsi dans le labyrinthe, quand il eut longtemps couru, quand il eut traversé ces milliers de salles, de couloirs, quand il se fut tellement perdu dans tous ces tours et détours, dans tous ces coins et recoins, dans toutes ces sinuosités sans nombre, d’impasse en impasse, de faux-fuyant en faux-fuyants, et toujours les mêmes portes, toujours les mêmes murs, il y eut un moment sans doute où Icare, épuisé, à bout de forces et de courage, hors de souffle et d’espérance, comprit qu’il n’y avait pas d’issue, nulle part, que sa course était vaine et folle, tous ses efforts inutiles, et tout espoir illusoire. Alors il s’arrêta. Et je devine le bruit de son souffle, et ce silence en lui comme une mort. Ou peut-être il n’eut pas besoin de courir, connaissant d’avance le génie sans faille de son père… Qu’importe. Je l’imagine assis par terre, le dos contre un mur, la tête sur les genoux… Et soudain la sérénité étrange qui le saisit. L’angoisse qui s’annule à l’extrême d’elle-même. Le désespoir.

 

Commencer par l’angoisse, commencer par le désespoir : aller de l’une à l’autre. Descendre. Au bout de tout, le silence. La tranquillité du silence. La nuit qui tombe apaise les frayeurs du crépuscule. Plus de fantômes : le vide. Plus d’angoisse : le silence. Plus de trouble : le repos. Rien à craindre ; rien à espérer. Désespoir.

(Le désespoir – pas la tristesse. Et même : le désespoir contre la tristesse. Car la tristesse n’est jamais que la déception d’un espoir préalable. Et nul espoir qui ne soit déçu, qui n’ait son lot de tristesse et d’inquiétude. Pièges du temps. Labyrinthe de vivre. Alors que le vrai désespoir – s’il est possible – ne saurait être triste : sans quoi il ne pourrait qu’espérer la fin de sa tristesse, et s’annulerait dans cette contradiction. Si la tristesse est un état négatif, le désespoir, au sens où je le prends, est un état neutre. Il est le degré zéro de l’espérance. Rien de plus ; rien de moins. C’est une espèce d’état sans avenir [puisqu’il n’est pas d’avenir qui ne soit d’espérance], dont il s’agit précisément d’évaluer la possibilité et les conséquences. Le désespoir, c’est le présent lui-même. Autrement dit : l’éternité de vivre (2). Le mot pourtant me gêne quelque peu, je l’avoue, pour ce qu’il évoque d’apparemment négatif ou triste, pour ses connotations de mélancolie, de vague à l’âme ou, pour tout dire, de romantisme. Si j’avais le goût des néologismes, j’eusse volontiers utilisé celui d’inespoir, comme faisait Mounier, et en un sens assez proche : « non pas le deuil de l’espoir mais son constat de défaut… » (3). Car c’est un peu cela – ce constat – que je voudrais après d’autres penser ; jusqu’au bout, si c’est possible, c’est-à-dire jusqu’à sa limite, et jusqu’en cet extrême où la béatitude à son tour devient pensable. Mais ce mot d’inespoir ne s’est pas imposé. C’est d’ailleurs justice, car le désespoir, même le plus neutre, n’est jamais un état originel ; il suppose toujours la force préalable d’un refus. L’espoir est premier ; donc : il faut le perdre. Le dés-espoir indique cette perte, qui n’est pas d’abord un état, mais une action. Le désespoir vient toujours après. Il est l’oiseau de Minerve de l’âme, et son commencement. Ainsi, dans l’histoire des nombres, l’invention ultime du zéro. L’enfant, lui, croit d’abord au Père Noël…).

 

…Descendre au plus bas, et puis remonter – si l’on peut. Mais il faut descendre. Parce que, dit Démocrite, « La vérité est au fond de l’abîme » (4).

 

(1) Cité par Aragon, L’exemple de Courbet, p.17.

(2) Cf. Wittgenstein, Tractatus logicus-philosophicus, 6.4311 : « Si l’on entend par éternité, non pas une durée temporelle infinie, mais l’intemporalité, alors celui-là vit éternellement qui vit dans le présent ».

(3) Emmanuel Mounier, L’affrontement chrétien, Seuil, p.22.

(4) Démocrite, fragment 117, Les penseurs grecs avant Socrate, G-F., p.190.
Par Myrddhin - Publié dans : Un peu de philo sans prétention
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 13:15


Partagé par Grégory Gutierez*, sur sa page Facebook, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, disponible sur le site "Le Grand Barnum"

Edifiant…


*Grégory Gutierez est l’auteur de l’ouvrage "Les Aventuriers de l’Esprit – une histoire de la parapsychologie", Presses du Châtelet, 2005.

Par Myrddhin - Publié dans : Culture
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /Jan /2009 14:26


Réalisé par Alejandro Amenabar, "Mar Adentro" relate l’histoire de Ramón Sampedro, devenu tétraplégique à la suite d’un accident survenu dans sa jeunesse. Militant en faveur de l’euthanasie durant vingt-neuf ans, il parvint à mettre fin à ses souffrances dans sa maison de Boiron, le 12 janvier 1998, grâce au concours de onze de ses amis.


En France, l’euthanasie est actuellement interdite, mais la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (loi Léonetti du 22 avril 2005) permet d’éviter l’acharnement thérapeutique, s'il est jugé inutile.


Par Myrddhin - Publié dans : Deuil, Accompagnement et Soins Palliatifs
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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 12:24


Publié par le journal du CNRS, à l’occasion de l’ouverture de l’Année Mondiale de l’Astronomie 2009 (AMA09), dans son numéro de janvier-février : http://www.insu.cnrs.fr/co/files/f1584pdf,dossier-journal-cnrs-univers-mysteres-origines.pdf


Pour davantage d’informations concernant l’AMA09, rendez-vous à l’adresse suivante : http://lerma7.obspm.fr/ama09/index.php?body=home.html


Blog Astro2009 sur le site Futura-Sciences : http://astro2009.futura-sciences.com/astronomie/




Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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