Sciences

Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /Juil /2007 16:28
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Grâce à un dispositif d’électrostimulation, permettant de transformer des informations visuelles en stimulations tactiles, développé dans le laboratoire CNRS TIMC-IMAG, à Grenoble – système composé de 36 électrodes, d’un circuit électronique embarqué, d’une antenne radio pour communiquer avec un ordinateur et d’une pile bouton – il est désormais possible, de « voir » avec sa langue.
En effet, le dispositif étant muni d’un faux palais que l’on insère dans la bouche comme l’on y insèrerait n’importe quelle autre prothèse dentaire, il suffit, après quelques heures d’entraînement, d’appliquer sa langue contre les électrodes pour que l’image captée par une caméra située en amont du système, et convertie, au préalable, en stimulations par un ordinateur, se forme dans l’aire visuelle primaire, après analyse du signal.
Comment est-ce possible ?
Parce que, comme le suggérait le Professeur Paul Bach-y-Rita, il y a maintenant une quarantaine d’années, ce n’est pas la rétine mais le cerveau qui voit. Une hypothèse qui a été réellement confirmée en 2005, à Montréal, grâce à une expérience menée sur plusieurs aveugles.
Un système qui, certes, ne remplace pas les yeux mais qui permet, à son utilisateur, d’acquérir une forme de sensation visuelle.
De même, cette technologie pourrait, dans l’avenir, permettre notamment aux non-voyant, de se déplacer sans canne, et aux personnes ayant perdu la sensibilité au niveau de leurs plantes de pied (diabétiques, personnes âgées, amputées…) de positionner correctement leurs pieds contre le sol afin de ne pas perdre l’équilibre.
Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 20:17

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De plus en plus surveillés !
C'est ce que nous signifie, en d'autres termes, la Commission nationale de l'informatique et des libertés dans son rapport annuel rendu public lundi.
En effet, des caméras de vidéosurveillance (justifiées, pour un certain nombre d'entre elles, par des législations anti-terroristes) aux dispositifs biométriques, en passant par la géolocalisation des véhicules des salariés et le traitement des données permettant de tracer nos déplacements physiques dans les transports en commun, nos consultations internet et nos conversations téléphoniques, de plus en plus d'innovations technologiques menacent la confidentialité de nos données privées et nos libertés, ce qui inquiète Alex Türk, le président de la commission : « les individus sont tentés par le confort qu'elle procure (l'innovation technologique), mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts. »

Afin d'éviter les dérives de tels dispositifs de surveillance, la Cnil demande des moyens supplémentaires de contrôle, et pour cause : « Si nous devons contrôler un système de vidéo surveillance installé sur tout le territoire, nous n'y arriverons jamais avec nos cinq contrôleurs à plein temps. »
Sans compter le fait que, selon lui, étant donné le fait que ces innovations technologiques deviennent de plus en plus petites et difficilement détectables : « 
il sera bientôt impossible de distinguer à l'oeil nu si une technologie informatique est présente dans un objet. »

De quoi faire frissonner, au bas mot, non... ?
Espérons, donc, que la prise de conscience collective qu'Alex Türk espère provoquer, en dénonçant les illusions et en combattant les mythes, aura bien lieu avant que Big Brother finisse par nous connaître mieux que nous nous connaissons nous-mêmes...

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Dimanche 24 juin 2007 7 24 /06 /Juin /2007 18:04


A la naissance, le cerveau de chacun d'entre nous contient un nombre déterminé de neurones (environ 100 milliards).
Schématiquement, ces neurones permettent, par le biais de leurs prolongements (les axones), des synapses électriques et chimiques situées le long de l'axone et à l'extrémité des fibres nerveuses, et des substances chimiques (les neurotransmetteurs, ou neuromédiateurs) libérées au niveau de ces synapses lors de l'impulsion nerveuse, la transmission d'un signal de nature électrique, appelé influx nerveux, grâce auquel les commandes motrices du cerveau parviennent jusqu'aux nerfs moteurs, et les messages des capteurs sensoriels (peau, oreilles, nez, yeux, récepteurs du goût) jusqu'à l'encéphale.
Les synapses, qui sont donc les points de « connexion » (entre guillemets car, en réalité, un espace, appelé fente synaptique, sépare les synapses entre elles) entre deux neurones, ou entre un neurone et une cellule (musculaire, par exemple), se comptent au nombre de 50 000 par neurone, en moyenne.

C'est la capacité du cerveau à modifier ces points de connexion que l'on appelle « plasticité du cerveau », ou « plasticité synaptique ».
Lors de l'apprentissage, le déclenchement de l'activité simultanée d'assemblées de neurones connectés modifie les circuits neuronaux qui les relient entre eux, facilitant la transmission de l'influx nerveux et améliorant, ainsi, les performances du cerveau.
Par la suite, il suffit qu'un de ces neurones soit stimulé pour entraîner l'activation de l'ensemble du réseau et la remémoration de l'évènement associé à ce réseau, sachant que plus la stimulation d'une voie nerveuse est répétée, plus cela renforce les connexions concernées.

L'on se rend donc bien compte que, grâce à cette capacité prodigieuse du cerveau à s'adapter continuellement aux informations qu'il reçoit pour améliorer ses performances, nous avons, sans cesse, la possibilité d'évoluer, et que rien n'est déterminé d'un point de vue génétique, à ce niveau là.
Pour peu que l'on se donne la peine de le nourrir en lisant ou en ayant des rapports sociaux, par exemple, ce merveilleux organe peut nous mener très loin...

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Samedi 9 juin 2007 6 09 /06 /Juin /2007 14:50

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Qui n'a jamais entendu parler de la « bosse des maths », notamment ?
Ce concept, selon lequel l'inné primerait sur l'acquis, remonte au début du XIXème siècle avec l'apparition de la criminologie et des théories eugénistes :

En 1820, le neurologue viennois François Joseph Gall (1757-1828) énonça sa théorie, la phrénologie, selon laquelle il serait possible « de reconnaître plusieurs dispositions intellectuelles et morales de l'homme et des animaux par la configuration de leur tête ».
Selon lui, à cette époque, le cerveau développe des lobes plus ou moins importants, chacun de ces lobes étant chargés d'une fonction intellectuelle bien précise, qui modèlent la forme du crâne. Il suffisait donc, à partir de là, de palper les bosses et renflements de la boîte crânienne pour repérer les « idiots » ou les « criminels nés », mais, également, pour classer les êtres humains selon leurs caractéristiques physiques.
Une théorie fausse, dans son ensemble, puisque des études de physiologie ont permis de révéler que les fameuses bosses apparaissent selon la position du nouveau-né, dans son lit, en fait.
Ceci dit, la contribution de Gall à la physiologie nerveuse aura été de premier ordre puisque, aujourd'hui, les techniques d'imagerie par résonance magnétique nucléaire ont confirmé son intuition géniale : le cerveau est effectivement constitué de zones fonctionnelles (centres de la parole, de la vue, etc.).

En 1860, ce fut au tour du médecin français Paul Pierre Broca (1824-1880), inspiré par les travaux de Gall, de développer sa théorie, la craniologie, selon laquelle la taille du cerveau dont nous héritons détermine l'intelligence de chacun d'entre nous : vous naissez avec le front haut du génie ou le crâne fuyant du débile. Théorie qui lui permit bientôt d'affirmer que l'homme européen, disposant d'un gros cerveau, était, de façon innée, plus intelligent que la femme et les autres races.
Ce qui est faux, bien entendu, puisque nous savons, aujourd'hui, que l'intelligence ne dépend pas de la masse cérébrale, mais « repose » sur la plasticité du cerveau (je parlerai de cette plasticité dans un prochain article;) ).
Des exemples comme Anatole France et Einstein, pour ne citer qu'eux, nous le montrent bien, d'ailleurs, puisque tous deux avaient des cerveaux bien en dessous de la moyenne, ce qui ne les a pas empêché d'être des génies dans leurs domaines respectifs.
Paul Pierre Broca a donc commis une erreur avec cette théorie, cependant, rappelons, tout de même, que c'est lui qui a découvert, en étudiant les cerveaux de patients aphasiques (incapables de parler), le « centre de la parole » dans le cerveau (connue maintenant comme « l'aire de Broca »), situé dans la troisième circonvolution du lobe frontal.

En 1876, le professeur de médecine légale italien, Cesare Lombroso (1835-1909), obtint la chaire de médecine légale de l'université de Turin et, ayant repris les travaux précédemment cités, publia son ouvrage « L'Homme délinquant (L'Uomo deliquente) » dans lequel il défendait la thèse selon laquelle la délinquance serait nettement plus fréquente chez certaines personnes porteuses de caractéristiques physiques, s'opposant, ainsi, aux conceptions sociologiques selon lesquelles les déviances seraient conséquences du milieu.
Son but ? Etablir une corrélation entre la forme du cerveau, l'hérédité et les comportements criminels, pervers ou suicidaires, tant pour des raisons de détection policière que dans un souci de guérir le criminel.
Son ouvrage eut un retentissement important dans le milieu de la médecine légale et de la criminologie, et les idées qu'il contenait firent l'objet de nombreux débats, notamment aux Congrès d'anthropologie criminelle en 1885, 1889 et 1895, au cours desquels les sociologues s'insurgèrent et critiquèrent ses méthodologies, défendant la thèse de l'influence prépondérante du milieu.
Ce fut La théorie de l'inconscient de Sigmund Freud qui finit de décrédibiliser définitivement celle de Lombroso qui, à la fin de sa vie, tenta, vainement, d'appliquer ses méthodes au cours d'enquêtes de police.

En Angleterre, l'homme de science britannique Sir Francis Galton (1822-1911), cousin de Darwin, persuadé que les facteurs héréditaires jouaient un rôle dominant, voulut prouver que ces facteurs avaient une influence déterminante dans la supériorité des races.
Il ficha et compara, donc, des milliers de photographies de criminels et d'asociaux en vue de découvrir le prototype du « dégénéré », entendant corriger la « race anglaise » et éviter aux bonnes familles de s'abâtardir.
C'est ainsi qu'il fut à l'origine de l'eugénisme, cette politique de l'amélioration raciale qui, comme nous le savons tous, connut un succès foudroyant dans les partis nationalistes et les milieux colonialistes du XXème siècle, et nourrit des politiques d'épuration ethnique.
Il s'agit, là, de l'extrême de la théorie « innéiste »...
Sachons, cependant, que Sir Francis Galton a été l'inventeur de nombreuses méthodes statistiques couramment employées, depuis, et de notions en psychologie comme l'étalonnage, la régression et la corrélation.

En 1897, le sociologue français David Emile Durkheim (1858-1917), l'un des fondateurs de la sociologie, combattit avec acharnement le déterminisme biologique des comportements en publiant sa célèbre analyse du suicide, dans laquelle il montre toute l'importance de la donne sociale dans le suicide, que ce soit la vie amoureuse et sexuelle, la situation familiale, l'éducation, l'influence religieuse, etc.
Sa méthode, ses principes et ses études exemplaires constituent, jusqu'à nos jours, les bases de la sociologie moderne.


Aujourd'hui, ces oppositions concernant l'inné et l'acquis sont toujours d'actualité, même si, en France, beaucoup d'éminents scientifiques s'intéressent plutôt à une approche multifactorielle pour expliquer les conduites humaines : sociale, génétique, cognitive, culturelle, sexuelle, médicale.
Les déclarations tranchées de Nicolas Sarkozy et l'énorme controverse qui en a résulté, notamment concernant son intention d'engager des recherches visant à détecter des comportements délinquants chez les enfants de 3 ans, nous l'ont montré.
Quand on pense que, le 4 mai dernier, deux frères de 8 et 11 ans ont été menacés de voir leur ADN prélevé pour avoir volé deux tamagoshi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, et que ces échantillons étaient destinés à être conservés dans le Fichier automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), il y a vraiment de quoi s'inquiéter sérieusement ! Heureusement que le substitut du procureur a fait machine arrière... Mais il s'en est fallu de peu...

Pourtant, les propos de certains scientifiques sont clairs !
Lisez plutôt :

Axel Kahn, docteur en médecine et docteur en sciences, ancien interne des Hôpitaux de Paris, chercheur à l'INSERM avec une spécialisation en biochimie.

« La notion fondamentale à saisir est celle-ci : un gène ne commande jamais un destin humain. Il ne fait qu'intervenir dans un programme complexe auquel participent de nombreux autres gènes en interaction subtile avec un programme biologique qui définit la réactivité des hommes à leur environnement psychologique, psychique, éducatif, etc. Une fois pour toutes, il faut abandonner ces notions d'un gène du suicide, du crime, de l'agressivité ou de l'homosexualité ».


Thomas Bergeron, chercheur en génomique fonctionnelle à l'Institut Pasteur, à propos du déterminisme biologique sur la pensée.

« En général, les scientifiques préfèrent parler de « susceptibilité » plutôt que de déterminisime dans la très grande majorité des maladies psychiatriques. C'est seulement dans le rare cas de maladies génétiques dites « monogéniques » (telles la mucoviscidose où un seul gène muté est nécessaire pour être malade) que les individus pourraient être considérés comme « déterminés ». Cependant, ce terme est très mal choisi pour au moins deux raisons. D'une part la sévérité, voire même l'apparition, d'une maladie monogénique s'avère très souvent influencée par d'autres gènes et par l'environnement : il reste donc toujours extrêmement difficile de prédire les conséquences d'une susceptibilité génétique. D'autre part, il est complètement faux de dire : si c'est « génétique », alors on ne peut rien faire, la personne est déterminée à être malade. Heureusement, une mutation dans un gène n'empêche pas la personne d'être soignée. Cette relation indissociable entre « déterminisme » et « génétique » est donc fausse ».


Anne Fagot-Largeault, professeur au Collège de France, membre de l'Institut Pasteur, titulaire de la chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales.

« Sur le prétendu déterminisme génétique des comportements et en particulier des comportements relevant de troubles jugés psychiatriques, il y a beaucoup de spéculations et très peu de faits scientifiquement établis, même dans les pays anglo-saxons. Aucune affection psychiatrique, dans l'état actuel des connaissances, ne peut être associée à des déterminations génétiques « fortes ». La seule pathologie « psychiatrique » pour laquelle des facteurs génétiques de « prédisposition », et pas de « détermination », aient jusqu'ici été identifiés, c'est l'autisme infantile – encore s'agit-il de probabilités faibles. Il ne faut pas confondre « trouble psychiatrique » et « comportement ». La pédophilie et les tentatives de suicide sont des comportements qui peuvent, selon les cas mais pas toujours, être liés à un trouble psychiatrique. Et encore, le lien n'est pas toujours clair... La plus grande prudence s'impose quand on cherche la « cause » d'un comportement déviant ou jugé anormal. Si nous respectons nos semblables, nous leur attribuons par principe une liberté de choix et la responsabilité de leurs actes, donc nous estimons qu'ils ne sont pas régis, comme des mécaniques, par les facteurs qui ont pu les influencer... ».


Catherine Vidal, neurobiologiste à l'Institut Pasteur, à propos des recherches engagées par Nicolas Sarkozy :

« Une équipe a cherché s'il existait des influences génétiques à « l'impulsivité », l' »agressivité », la « violence », c'est-à-dire des comportements très difficiles à définir, surtout chez des enfants de 3 ans. Au final, ils se sont rabattus sur des études faites sur les rats, qui peuvent difficilement fournir un modèle valable pour expliquer les conduites d'enfants et détecter les délinquants précoces. Un rat ne possède pas un néo-cortex qui contrôle le cerveau primitif, comme l'homme. Il ne développe pas une pensée consciente capable de contrôler ses instincts. L'étude a extrapolé depuis le rat jusqu'à l'enfant, pour arriver à nous dire, qu'à cet âge, il y aurait déjà des « tempéraments » asociaux, des « prédispositions » à la délinquance qui s'expliqueraient biologiquement. Comme si un enfant « impulsif » allait le rester toute sa vie et devenir un casseur. Comme si tout était joué à 3 ans ! C'est vraiment nier la plasticité de notre cerveau, qui contient 30 milliards de neurones, pouvant effectuer un million de milliards de connexions possibles. Si nous sommes programmés à quelque chose, c'est à apprendre. »


On se rend donc bien compte, après avoir lu tous ces propos, que la plus grande prudence s'impose dès qu'il s'agit d'aborder la question fort complexe des comportements humains et qu'il est totalement réducteur et dangereux de déclarer, comme c'était le cas au XIXème siècle, que tout s'explique uniquement par le biais de la génétique.
Nous sommes au XXIème siècle et les recherches scientifiques sont là, aussi, pour corriger les conceptions erronées des temps anciens !

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 01:35


Parce que j’estime qu’il n’y a rien de plus troublant et de plus beau qu’entendre la jouissance d’une Femme, j’ai décidé de créer ce sujet après avoir lu « Le nouveau rapport Hite » de Shere Hite, chercheur et professeur à la Nihon University (Japon) où elle y dirige le Hite Research (organisme de recherche sur les questions de sexualité et d’éthique).
Pendant plus de quatre ans, cette féministe a mené une enquête approfondie, sans a priori et sans souci de conformité, auprès de trois mille femmes en leur demandant, par le biais d’un questionnaire très complet, de décrire exactement ce qu’elles ressentaient au cours de leurs activités sexuelles, notamment.
Une enquête qui a permis d’établir que les femmes ont du mal à comprendre leurs propres besoins sexuels – et encore plus à les réclamer à leurs partenaires – mais qui jette, également, une lumière inédite sur la subtilité et la richesse de la sexualité féminine, et nous apprend, contrairement à ce qu’a prétendu la gent masculine pendant des siècles (merci Freud, Kinsey, Masters, Johnson et tout le bataclan…), que toutes les femmes sont différentes et toutes normales, quelle que soit leur façon de fonctionner sexuellement !
Quand on sait qu’elles ne sont qu’un tiers à jouir pendant l’acte proprement dit (de quoi se poser des questions, messieurs, n’est-il pas… ?), on se dit que l’existence d’un tel ouvrage est une excellente chose ! Non seulement parce qu’il permet de comprendre sa propre sexualité mais également parce qu’il est un moyen d’en apprendre davantage sur l’autre et de rendre, ainsi, des femmes heureuses et épanouies sur le plan sexuel !
Pourquoi, donc, hésiter à se le procurer ?! Car, après tout, l'on n'en
sait jamais assez ! ;)

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 17:11


Vous connaissiez certainement le désormais célèbre projet Seti@home, qui exploite les capacités de calculs de tous les PC des utilisateurs volontaires connectés sur le net pour écouter la voûte céleste, afin de détecter une éventuelle preuve de l’existence d’une intelligence extra-terrestre (le logiciel permettant de participer à l’opération est téléchargeable à cette adresse, pour ceux que cela intéresse : http://boinc.berkeley.edu/download.php )
Eh bien c’est au tour de la PS3 de permettre d’accélérer la recherche scientifique en participant au projet lancé par l’université de Stanford (USA) : Folding@home.
Grâce à un nouveau logiciel interne qu’il suffit d’ajouter dans la console de jeux, il est désormais possible de mettre l’intégralité des ressources de sa console – lorsque celle-ci n’est pas utilisée – à la disposition des chercheurs étudiant le repliement des protéines afin de trouver des remèdes aux maladies graves comme les maladies d’Alzheimer, de Parkinson, de Creutzfeldt-Jacob, et la sclérose en plaques, notamment.  

L’unité centrale de la console de Sony ayant une capacité 20 fois supérieure à celle des PC moyens, l’utilisation d’un grand nombre de ces machines sur un réseau permet d’obtenir la puissance d’un superordinateur. Du coup, les résultats ne se sont pas faits attendre car, en seulement quelques jours, les clients PS3 ont quasiment fait tripler (748 teraFLOPS au lieu des 258 initiaux) la capacité de calculs de Folding@home ! Des calculs qu’un seul ordinateur mettrait 30 ans à boucler !
Doués, ces Américains, pour faire avancer leurs projets…Quand on pense que les universités françaises doivent patienter 2 à 3 ans avant de se voir allouer les budgets qu’elles demandent aux ministères… Vivement que l’on trouve un remède contre ce type de sclérose, également… Hum ???

Mais si l’on ne possède pas de PS3 ? Me demanderez-vous…
Consolez-vous ! L’université de Stanford a pensé à tout puisqu’il existe aussi des versions de ce logiciel destinées aux PC ! ;)

So, now, pour booster la recherche scientifique, c’est ici qu’il faut se rendre ! : http://folding.stanford.edu/french/

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 17:02

Les différentes études scientifiques menées sur le sujet l’ont montré : les vertus du rire sont bien réelles, et ce autant d’un point de vue psychologique que physiologique.
Pourquoi ? Comment ?
Voici un petit aperçu de ses bienfaits :

1)      Il stimule et masse tous les organes (estomac, foie, rate, intestins) se trouvant à proximité du diaphragme, ce dernier étant animé de violents mouvements d’aspirations et d’expirations lorsque nous éclatons de rire. Ce qui permet, notamment, de faciliter la digestion en favorisant la sécrétion de salive, des sucs digestifs et le brassage des aliments, au cours d’un repas.

2)      Il diminue le tonus musculaire du visage, du cou, de la poitrine, de l’abdomen, du dos et des bras, éliminant, ainsi, tensions et agressivité.

3)      Il dilate le système cardio-vasculaire (et joue donc un rôle primordial dans la prévention des maladies de celui-ci) et permet – l’air étant expulsé à 120 km/h – de nettoyer les muqueuses des poumons en profondeur.

4)      Il déclenche la production de catécholamines (hormone antistress) et génère des endorphines cérébrales (neurotransmetteurs chimiquement proches des opiacés tels que l’héroïne ou la morphine), engendrant, ainsi, une atténuation de la douleur, une réduction du stress avec chute des niveaux d’anxiété et de nervosité, et l’émergence de sensations de plaisir.

5)      Il booste le système immunitaire en augmentant la production d’immunoglobuline A (essentielles pour se défendre contre les maladies respiratoires) et en dilatant le thymus, qui se met alors à produire davantage de lymphocytes et de cellules anticancéreuses.

6)      Il est une défense contre la tristesse et la dépression car, selon les psychanalystes, il permet de détourner la souffrance psychique et de se protéger.

 
Ainsi, si vous riez davantage, voici, en résumé, ce qui changera :

- Votre digestion
- Votre sommeil
- Vos douleurs
- Vos dérèglements fonctionnels
- Votre système immunitaire
- Votre réaction au stress
- Votre sexualité
- Votre capacité de travail
- Votre apparence physique
- Votre énergie

So, ENJOY !!! ;)

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /Mars /2007 12:55


Après la fameuse Déclaration universelle des droits de l’homme, place à la Déclaration universelle du droit des… Robots !
On s’esclaffe, on s’esclaffe, derrière son pc ! Hein ?
Et pourtant, cette information n’est pas une plaisanterie destinée à dérider nos zygomatiques car une charte éthique des robots - qui s’inspire notamment des lois apparues dans les ouvrages de l’écrivain de science-fiction américain Isaac Asimov, dans les années 1940 - est belle et bien en cours de rédaction, en Corée du sud, au sein même du ministère du commerce, de l’énergie et de l’industrie, et devrait être publiée cette année.
Le but du jeu ?
Définir les rapports entre les robots et les humains afin de protéger les robots contre d’éventuelles maltraitances, mais aussi pour éviter qu'ils nuisent aux hommes car, selon un communiqué du ministère, « les robots vont développer une vive intelligence dans un avenir proche » et chaque foyer sud-coréen devrait posséder le sien entre 2015 et 2020.
Il ne faudrait donc pas que ces charmantes créatures aient la curieuse idée de faire ce que bon leur semble…
Tiens, d’ailleurs cela me fait penser à une scène du film Robocop, de Paul Verhoeven, au cours de laquelle une machine, censée faire partie des forces de police, pète un câble et se met à tirer sur tout ce qui bouge…
Hin, hin, hin...

Un p'tit verre de cognac, pour se r'monter… ? :p

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 13:36








         De gauche à droite, Erwin Schrödinger et John Wheeler

 

- L’écran, séparé des photons et des électrons par le mur à deux fentes, est prêt à enregistrer les informations…
- Bien… Voyons donc, sur l’écran, comment ces photons et électrons uniques se comportent lorsqu’ils traversent les fentes… Nous ouvrirons une seule fente, pour commencer, puis les deux ensuite…
- Entendu… Prêts à envoyer les « particules » quantiques que sont ces fameux photons et électrons…
- Une seule fente ouverte… Envoyez.
- Aussitôt dit, aussitôt fait…
- Bien… Comportement corpusculaire... Toutes les particules uniques passent par la même fente… Rien que de plus normal… Ouvrons les deux fentes, à présent, et observons, sur l’écran, le comportement de chacune des particules les traversant…
- Emission enclenchée… Nous envoyons…
- ……. Voyez-vous ce que je vois à l’écran… ?
- Bon sang ! Mais…
- Je n’ai donc pas la berlue… Une seule et même particule passe par les deux fentes à la fois ! Et ceci est valable pour toutes les particules ! Impossible !
- Il faut renouveler l’expérience… Il doit y avoir une erreur…
- Oui… Recommençons, pour vérification…
- C’est parti…
- …. Fichtre !
- Le même comportement d’onde ! Les mêmes résultats ! Ces particules, bien qu’indivisibles individuellement, passent toujours les deux fentes à la fois !
- Incroyable… Quel est donc ce prodige ?!
- Surveillons soigneusement les deux fentes, cette fois, pour voir si ces particules se comportent toujours de cette étrange façon…
- Bien… Allons-y…
- …… Alors, que dévoile l’écran… ?
- A ne plus rien y comprendre… Comportement corpusculaire, cette fois… Chacune des particules n’a pas traversé les deux fentes en même temps, contrairement à tout à l’heure…
- ??? Les résultats de tout à l’heure sont donc faux…

 
Eh bien, non, les résultats précédents n’étaient pas faux…
Après maintes et maintes vérifications, les scientifiques durent se rendre à l’évidence : un électron, ou un photon, s’il n’est pas observé, adopte non plus un comportement corpusculaire en passant par une seule fente à la fois, comme le réclame la logique, mais un comportement d’onde (appelée fonction d’onde psi par Erwin Schrödinger, Physicien et Père de la mécanique ondulatoire). De ce fait, une seule et même particule traverse les deux fentes percées dans le mur d’expérimentation en même temps.
Par contre, si l’on décide d’observer directement la particule concernée, cette dernière adopte de nouveau un comportement corpusculaire et traverse donc une seule fente à la fois – beaucoup plus rassurant pour nos esprits cartésiens non ? Rire… -

Cette célèbre expérience scientifique, connue sous le nom « Fentes doubles d’Young », montre ainsi, clairement, l’influence de l’observateur sur les objets, en mécanique quantique…
De quoi ravir les amateurs de science-fiction… ;)

Mais je vous laisse découvrir la suite de l’article scientifique – ouiiii, il y a une suite encore bien plus déstabilisante ! Et ça, j’adoooore ! lol ! – qui a inspiré ce post ;)
http://www.futura-sciences.com/news-choix-retarde-quand-mecanique-quantique-agit-passe_10413.php

Mais qui a dit que la Physique quantique était rébarbative alors que, comme vous pouvez le constater en lisant ce seul article, elle nous permet de découvrir un monde bien plus magique et merveilleux que ce que nos cerveaux interprètent... ?
« L’être vivant ne doit pas se considérer comme une matière animée par de l’énergie : c’est de l’énergie préexistante à la matière qui oriente la matière vers le processus de la vie. » Erwin Schrödinger.

Bonne lecture ;)

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 12:04


Selon le bilan de l’Agence de la Biomédecine concernant les prélèvements d’organes, la pénurie demeure. Plus de 10 000 personnes attendent actuellement une greffe, et 229 personnes sont décédées, l’année dernière, faute d’avoir pu disposer à temps d’un greffon.
Alors pourquoi ces greffes d’organes sont-elles si rares ?
Deux raisons à ce problème :

-         D’une part parce qu’à l’heure actuelle le prélèvement d’organes ne peut avoir lieu qu’en cas de mort encéphalique (le cœur continue à battre et donc à irriguer les tissus), or cette « façon » de mourir est peu fréquente (3% de l’ensemble des décès dans les hôpitaux, environ),

-         D’autre part (et c’est là que nous pouvons faire en sorte que les choses changent) parce que les équipes médicales se heurtent encore très souvent à l’opposition des proches car il n’est pas encore dans les habitudes de chacun de se positionner clairement sur ses souhaits après son propre décès.

En effet, trop peu de personnes, à l’heure actuelle, réfléchissent au problème, en parlent avec leurs proches pour donner leur avis clair sur la question, ou portent tout simplement une carte de donneur dans leur portefeuille… Ce qui fait perdre un temps précieux, aux équipes médicales, quand on sait que les organes ont une durée de vie limitée et ne peuvent donc plus être transplantés passé un certain laps de temps !

Alors, bien sûr, il ne s’agit pas de prendre une décision pareille à la légère mais, de grâce, prenez le temps d’y réfléchir sérieusement, de vous informer et de manifester votre position, que vous soyez pour (portez sur vous, dans ce cas, une carte de donneur d’organes) ou contre (inscrivez-vous alors sur le Registre National des Refus, auprès de l’Agence de la Biomédecine) le don d’organes, et parlez-en autour de vous. Cela permettra aux équipes médicales de gagner un temps précieux et, ainsi, de sauver des vies !

Pour de plus amples informations sur le don d’organes et pour connaître les formalités permettant, ou de recevoir une carte de donneur ou de signifier son refus, rendez-vous à l’adresse suivante : http://www.france-adot.org/don-organe/don-organes.html

Merci de votre attention :)

Par Myrddhin - Publié dans : Sciences
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