Psy

Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 13:40



En tant que médecin psychiatre, j'ai constaté que le manque de confiance en soi est un problème central chez la majorité des personnes qui entreprennent une thérapie. De nombreuses souffrances affectives ou professionnelles sont dues à ce déficit de confiance en soi : peur de mal faire, peur d'être jugé, peur d'aimer, peur d'être aimé.
La confiance en soi est beaucoup plus qu'un simple rouage de notre fonctionnement mental : elle est au coeur d'une pyramide qui repose, à la base, sur l'estime de soi, acquise dès notre plus jeune âge, et s'extériorise, au sommet, par l'affirmation de soi. C'est donc un élément fondamental de notre personnalité. Si elle vient à manquer, alors survient la souffrance.

Pour écrire cet ouvrage, je me suis largement inspiré de la réalité que je côtoie quotidiennement depuis vingt ans, en consultation : ce sont les personnes dont je m'occupe qui m'apportent toute la matière première. C'est pourquoi ce livre leur donne fréquemment la parole.
Outre ces témoignages, mon intention est de vous faire connaître les données scientifiques les plus récentes de la psychologie et des neurosciences. Cela de façon simple et didactique, afin que vous puissiez en tirer profit dans votre vie de tous les jours. Mon but est de vous proposer une vision rigoureuse de la question et des techniques scientifiquement validées.

Permettez-moi de vous présenter, pour finir ce préambule, l'architecture générale de ce livre, à l'intérieur duquel vous pouvez naviguer selon vos besoins et votre histoire propres, sans forcément tout lire de façon linéaire :
- la première partie décrit et explique les
mécanismes de la confiance en soi : j'en conseille la lecture à chacun ;
- la deuxième partie présente les
sept "préjugés", c'est-à-dire les différents regards que nous portons sur nous-mêmes, depuis notre enfance, et qui sont responsables d'un manque de confiance en soi. Insistez sur les préjugés dans lesquels vous vous reconnaissez. Cela vous permettra de comprendre d'où vient ce manque de confiance en vous ;
- la troisième partie vous propose une
thérapie de la confiance en soi : trois clés vous sont proposées selon un ordre logique, mais vous pourrez, en fonction de vos difficultés, choisir les techniques qui vous semblent les plus appropriées. A mon avis, il est utile de les "tester" au moins une fois pour choisir les plus appropriées.

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /Juin /2009 17:50

 

Format DVD / Durée 16 mn


Auteurs : Annie GAUVAIN PIQUARD et Nicole DATTÉE-LANDRY
Réalisateurs : Alain CASANOVA et Monique SALADIN
Illustrations : Puig ROSADO


Public : Enfants - Parents - Professionnels de santé - Professionnels de l'enfance


"Il n’est pas anodin pour un enfant d’être confronté à la maladie et à la mort d’un proche. Bien souvent tenu à l’écart, il est seul avec ses questions, ses peurs et sa souffrance, et ce qu’il imagine est souvent pire que la réalité. Bien que cette souffrance soit en partie irréductible, l’unité de psychiatrie et d’onco-psychologie de l’Institut Gustave Roussy a progressivement acquis la conviction que ces difficultés sont imputées, pour une part, à une défaillance de la communication intrafamiliale à laquelle on peut remédier. D’où l’idée de réaliser ce film, pour informer les enfants mais aussi, permettre à chacun de comprendre les différents sentiments éprouvés par l’enfant dans cette situation : leur soif de connaître et d’apprendre, leur sentiment d’abandon, de culpabilité, de jalousie, d’agressivité, la peur que le malade ne meurt, la peur de l’avenir. Ce film ne peut se concevoir que comme la première étape d’un dialogue que les spectateurs poursuivront entre eux. Il est indispensable que les adultes visionnent ce film avant de le projeter aux enfants et gardent du temps après la projection pour dialoguer avec eux".


Source : http://www.sparadrap.org/Catalogue/Tout-le-catalogue/Il-faut-parler-savoir-Ref.DV05

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 11:59

 

Introduction


C'était une belle journée.

Je suis allé dans une oisellerie avec Sandrine. Nous nous sommes approchés des cages, et nous avons observé les oiseaux à quelques centimètres. C'était la première fois de sa vie qu'elle se trouvait aussi près d'eux. Elle qui en a si peur...

Puis, j'ai fait des courses avec Jacques. Nous sommes restés longtemps devant les rayons, nous avons fait plusieurs fois la queue aux caisses. Il n'a pas eu de syncope. Contrairement à ce qu'il redoutait : Jacques a très peur d'être foudroyé par un malaise s'il reste trop longtemps debout...

Un peu plus tard, j'ai discuté avec Odile de sa peur de s'étouffer, si elle se retrouve enfermée dans un ascenseur en panne ou dans des toilettes. Puis nous avons testé cela. Je vous raconterai où et comment...

Je me suis ensuite retrouvé à pousser de grands cris dans le métro avec Sophie et Etienne. Les passagers ont eu l'air vaguement amusés, puis sont revenus à la lecture de leurs journaux. Sophie et Etienne se sont aperçus que leur peur d'être ridicules ne les avait pas tués. Et qu'elle les avait moins dérangés que prévu...

Ah, j'oubliais : avec Elodie, qui a très peur de la mort, nous nous sommes rendus au cimetière Montparnasse, marcher entre les tombes, lire les noms des défunts, célèbres ou anonymes, penser à eux, toucher leurs pierres tombales. Nous avons vu la vie paisiblement mélangée à la mort. Cela a beaucoup fait réfléchir Elodie, qui ne voyait pas du tout les cimetières comme ça...


Nous avons, selon les moments, tremblé, avancé, reculé, discuté, réfléchi. Nous avons souri, souvent, et même bien ri à deux reprises. Avec Jacques, lorsque les vigiles du magasin sont venus vérifier ce que nous faisions, absorbés depuis un quart d'heure dans la contemplation des brosses à dents. Comment leur expliquer que nous réalisions un exercice de maîtrise de sa peur des malaises ? Et avec Sophie, lorsqu'un passager du métro est venu lui demander où était la caméra cachée, persuadé que nos cris étaient filmés en secret pour le compte d'une émission humoristique.


Peurs précieuses, qui nous sauvent, parfois. Peurs douloureuses, qui nous frappent dans notre chair. Peurs insidieuses, qui restreignent notre liberté. Voilà près de vingt ans, maintenant, que je soigne des personnes qui souffrent de peurs excessives, que je les accompagne dans tous les endroits qu'elles redoutent, que j'essaie de les aider à lutter contre leurs craintes. Le courage et l'énergie qu'elles mobilisent alors pour affronter leurs peurs montrent qu'elles sont à des années-lumière de ce que certaines personnes pensent d'elles : les phobiques seraient des faibles, des résignés, se contenteraient de leur situation.

Ce livre leur est destiné et dédié. Il propose la synthèse des connaissances dont nous disposons, actuellement, sur les peurs et les phobies : pourquoi avons-nous tous des peurs ? Et pourquoi certains d'entre nous sont-ils victimes de ces peurs excessives et maladives que sont les phobies ? Est-ce leur faute ? Et surtout, peut-on guérir durablement de ses peurs ?

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 14:20

Le Centre de Consultations et de Traitements Psychanalytiques Jean Favreau est une émanation de la Société Psychanalytique de Paris. Il a été créé en 1953 par les membres de l’Institut de Psychanalyse, organe d’enseignement de la SPP, sous l’impulsion des Docteurs Sacha Nacht et René Diatkine, afin que les traitements psychanalytiques puissent être dispensés aux patients ne pouvant en assumer le coût. Il est, depuis 1958, lié par convention à la Dass.

L’activité est exercée par des psychanalystes de la Société Psychanalytique de Paris.
Le Centre reçoit gratuitement les patients adultes domiciliés sur les vingt arrondissements de Paris.
Il est, à la fois, un lieu de consultations et de traitements.

Aucune indication ne peut être posée sans une consultation initiale. Le psychanalyste consultant ne sera pas celui avec lequel s’engagera l’éventuel traitement.
Les traitements proposés sont : la cure psychanalytique et les thérapies qui en sont issues : psychothérapies, psychodrames et groupes psychanalytiques.

Pour toute demande ou renseignements vous pouvez écrire au Centre Jean Favreau, 187 rue Saint Jacques, 75005 Paris.
Vous pouvez aussi téléphoner au 01 43 29 31 40.


http://www.spp.asso.fr/Spp/CentreDeConsultation/index.htm


Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Samedi 9 mai 2009 6 09 /05 /Mai /2009 13:47

 

Avant-propos


Valérie, Alexandre et les autres...


Valérie : la peur d'avoir peur

Valérie se sent envahie par une grande bouffée de chaleur qui monte de son abdomen jusqu'à son visage. Depuis cinq minutes, elle ne se sent pas bien. Elle ressent une oppression respiratoire désagréable. Elle essaie des mouvements respiratoires plus amples. Mais rien n'y fait, elle a l'impression de manquer d'air. Progressivement, tout se transforme autour d'elle. Les conversations des autres étudiants lui parviennent déformées. Sa vue se trouble. Son corps est parcouru de frissons ; sa tête se vide, devient cotonneuse. Valérie est submergée par la peur. Elle revoit cette femme à demi consciente, réanimée par les médecins du SAMU entre les caisses du supermarché. Cette fois, c'est son tour. Si seulement elle pouvait fuir cette foule d'étudiants massés devant le service de scolarité de l'université. Cela fait maintenant plus de deux heures qu'elle fait la queue dans ce couloir mal éclairé et bruyant. Elle se sent partir de droite et de gauche, comme si elle était ivre. La tension est maximale, elle est couverte de sueur. C'est sûr, elle va mourir. Ou, pire, elle est en train de devenir folle.

Vingt-quatre heures plus tard, Valérie sort du service des urgences de l'hôpital. Elle a bénéficié de multiples examens : bilan sanguin, électrocardiogramme, électro-encéphalogramme, scanner. Les médecins des urgences sont formels : le bilan est normal, elle ne doit plus s'inquiéter. Pourtant, Valérie n'est pas rassurée. Elle se sent bizarre. Elle s'engouffre dans un taxi pour rentrer chez ses parents et se promet de passer le plus vite possible chez son médecin traitant.

Valérie pense sans cesse à son malaise. Elle revoit les pompiers qui l'ont évacuée et l'arrivée aux urgences. Elle entend encore les médecins qui, à sa sortie, lui disaient : « ce n'est rien. C'est les nerfs ». Dans la salle d'attente du cabinet médical, elle sent que cela recommence. Elle est de nouveau oppressée. Sa respiration se bloque, elle va étouffer. Son médecin la découvre tremblante, debout devant la fenêtre ouverte, tentant de reprendre sa respiration. Cette visite confirme le diagnostic des médecins de l'hôpital : « Ce n'est rien. C'est nerveux. Reposez-vous quelques jours et tout ira bien ». Valérie quitte son médecin à peine plus rassurée et passe à la pharmacie chercher les médicaments qu'il lui a prescrits.

Depuis une semaine, Valérie a beaucoup changé. Elle est tendue en permanence, elle dort moins bien et, surtout, elle ne quitte plus le domicile de ses parents tant elle redoute de faire un nouveau malaise. Elle se dit qu'elle ne pourrait pas surmonter une nouvelle crise, que son coeur ne résisterait pas, qu'elle risque de devenir folle à la prochaine attaque. Elle redoute plus que tout de finir sa vie dans un asile. Alors, pour prévenir tout risque, elle a décidé d'éviter toutes les situations angoissantes ou fatigantes. Elle ne veut pas prendre le risque d'une nouvelle crise. Elle ne veut plus sortir. Elle a peur d'avoir peur.


Valérie est atteinte d'un trouble anxieux fréquent : le trouble panique. Après une crise d'angoisse inaugurale, survenue dans une situation de tension et de fatigue, elle redoute une récidive. Au moindre signe, elle s'alarme et imagine des conséquences graves et angoissantes. Quand elle est tendue, elle ressent une gêne pour respirer, et l'angoisse réapparaît : elle pense immédaitement qu'elle va s'étouffer. Alors, elle ouvre une fenêtre et respire le plus profondément possible pour ne pas manquer d'air. Si elle perçoit les battements de son coeur qui accélèrent, elle pense à une crise cardiaque : son coeur va lâcher. Si l'angoisse s'installe et augmente, elle ne peut pas s'empêcher de penser que c'est dangereux : elle va finir par devenir définitivement folle.

Elle anticipe sur toutes les situations qu'elle doit vivre. Elle pense qu'il vaut mieux renoncer à sortir, si elle se sent fatiguée : cela augmente trop le risque d'une crise et elle n'aura pas la force de réagir et de se protéger. Elle évite toutes les situations où elle ne pourrait pas respirer librement. Elle ne veut plus pratiquer aucun sport. Il faut qu'elle préserve son coeur. Elle fuit tous les endroits dont elle ne pourrait pas sortir immédiatement en cas de danger. Tout ce qui peut déclencher des sensations physiques pénibles, proches des sensations physiques de peur, est progressivement écarté. Valérie cherche à contrôler parfaitement son environnement et ses réactions physiques. Elle s'abstient de tout pour éviter d'avoir peur.

Pourtant, par cette organisation draconienne de son quotidien, elle entretient involontairement un état de tension pénible, responsable des symptômes déclenchants de la crise d'angoisse. Ces premiers signes, elle les identifie facilement : une respiration difficile, une sensation de fièvre... Chaque fois, cette identification déclenche une réaction d'alarme pénible et, parfois même, une nouvelle attaque de panique.

Réactions d'alarme fréquentes et comportements d'évitements ; des sensations physiques désagréables ponctuent l'évolution de ce trouble anxieux.


Alexandre : le risque zéro

Alexandre est âgé de 32 ans. Depuis deux ans, sa vie s'est transformée radicalement. Sportif et bon vivant, Alexandre vit désormais replié sur sa famille et ne sort plus qu'accompagné. Il ne fait plus de crises d'angoisse depuis plus de six mois. Il faut dire que tout est calculé pour éviter le moindre risque. S'il doit sortir, il emporte, dans sa sacoche, un équipement complet : bouteille d'eau, tranquillisant, bêta-bloquant, sucre, téléphone portable, vaporisateur d'eau. Il se fait également accompagner par une personne sûre. Le plus rassurant, c'est son ami Marc, qui est médecin. Mais, même avec Marc, pas question de prendre le métro, le TGV ou l'avion. Les ascenseurs, les parkings souterrains sont soigneusement évités. Alexandre n'emprunte ni le Boulevard périphérique, ni les autoroutes.


Quand ses problèmes sont apparus, Alexandre a consulté de nombreux médecins : cardiologue, neurologue, ORL, gastro-entérologue. Tous ont abouti à la même conclusion : pas de lésion organique grave, pas de raison de s'inquiéter. Pourtant, Alexandre n'est pas rassuré, et ses évitements sont de plus en plus nombreux, réduisant sa zone de sécurité à son appartement. Et encore, certains jours, il ne supporte plus de rester seul chez lui.

Alexandre souffre d'agoraphobie, il évite tous les endroits dangereux. Pour lui, un lieu dangereux est un endroit ou une situation dont il ne pourrait sortir rapidement, s'il se trouvait en difficulté.

Les conséquences de ce trouble anxieux sont multiples. Alexandre n'a pas le moral. Malgré ses « tranquillisants », son mal gagne. Il a l'impression d'être devenu un drogué, lui, le sportif qui ne prenait jamais aucun médicament et se vantait de ne jamais consulter de médecin.

Bien sûr, son manque d'autonomie a compliqué sa vie professionnelle et, sur le plan personnel, il est devenu prisonnier de ses évitements et dépendant de son entourage. Son agoraphobie constitue un handicap de plus en plus sévère. Malgré une conscience parfaite de son trouble, Alexandre n'arrive pas à reprendre le dessus. Ce n'est pas la motivation qui lui manque, mais il ne sait plus comment maîtriser ses émotions.


Pourquoi ce livre ?

En prenant cet ouvrage en main, vous vous êtes peut-être demandé si vous étiez bien victime de trouble panique, d'agoraphobie ou bien des deux à la fois. Le récit de ces deux patients souffrant de trouble panique et d'agoraphobie décrit le début, puis la progression des symptômes, qui prend vite la forme d'un engrenage. Dans ces deux histoires, vous avez peut-être reconnu cette succession caractéristique d'évènements angoissants, de comportements d'évitement et de pensées irrationnelles qui ont ébranlé votre sérénité et altéré votre qualité de vie. Heureusement, il est possible de sortir de cet état d'angoisse qu'on entretient sans le vouloir. Qu'il s'agisse de trouble panique ou d'agoraphobie, il est possible d'inverser le processus.

Si, comme Valérie et Alexandre, votre vie est compliquée par des comportements et des pensées irrationnels, ce guide peut vous aider à retrouver la maîtrise de vos émotions. Son objectif est de vous informer le plus largement possible sur le trouble panique et l'agoraphobie.


Comment s'en servir ?

Avant de débuter la lecture de ce livre, nous vous conseillons formellement, si ce n'est déjà fait, de consulter votre médecin généraliste pour écarter l'éventualité d'une maladie physique dont les symptômes sont parfois très proches des manifestations physiques de l'anxiété ou de ceux d'une attaque de panique. Si le médecin généraliste et les spécialistes consultés sont catégoriques pour exclure une pathologie organique, alors commencez la lecture de ce livre ; il vous donnera des arguments supplémentaires pour confirmer leur diagnostic.

Agoraphobie et trouble panique sont souvent concomitants et il est plus logique de parler de trouble panique-agoraphobie.

Le développement des thérapies comportementales et cognitives a permis la mise au point de traitements spécifiques pour le trouble panique-agoraphobie. Ces traitements sont simples, efficaces et limités dans le temps. De plus, des études récentes montrent que le trouble panique-agoraphobie est accessible à des auto-traitements réalisés à partir de la lecture de manuels de soins. Cet ouvrage se place résolument dans cette perspective. Il vous propose de vous accompagner dans la phase diagnostique, puis de vous guider pour découvrir les différents aspects du trouble panique.

Pour ces deux premières parties, nous vous encourageons à demander conseil auprès de votre médecin généraliste, qui saura vous guider si un bilan est nécessaire.

Dans la troisième partie de ce livre, vous trouverez les éléments nécessaires à l'élaboration d'un programme de changement et à sa mise en oeuvre. C'est cette dernière partie qui sera la plus délicate et vous demandera le plus d'efforts. Il est tout à fait possible, si vous êtes motivé, rigoureux et méthodique, de mener votre programme de changement jusqu'à son terme. S'il vous reste des craintes au moment d'initier le changement, n'hésitez pas à consulter auprès d'un spécialiste des thérapies comportementales et cognitives. Ce livre complètera utilement, sous forme d'un auto-accompagnement, la prise en charge du spécialiste.

La lecture de ce livre vous permettra de mieux comprendre votre trouble et de pratiquer un bilan détaillé. De courts exposés théoriques, de nombreux récits tirés de l'histoire de nos patients, des tableaux récapitulatifs et des conseils vous permettront progressivement de vous approprier des techniques de changement pour modifier votre manière de faire face à l'anxiété et à des situations angoissantes. L'angoisse doit redevenir une émotion familière comme la joie, la colère ou la tristesse. Une émotion habituelle acceptée sans peur. Une émotion qui participe à votre vie affective et relationnelle. Une émotion qui vous stimule et vous permet de réagir à bon escient. L'anxiété, si elle correspond à une évaluation réaliste de la situation, à affronter, peut renforcer vos capacités à surmonter les difficultés.

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 13:20



Définition :

Imaginez que vous êtes au volant pour vous rendre à votre travail ou que vous faites la queue pour payer vos achats d’épicerie. Soudain, vous avez une sensation semblable à celle que vous auriez si votre voiture tombait en panne sur une voie ferrée et qu’un train de marchandises fonçait vers vous. Votre cœur bat très fort, la poitrine vous fait mal, vous vous sentez étouffer. Autour de vous, tout s’embrouille, les images deviennent floues ou semblent irréelles. Vous croyez subir une crise cardiaque, mourir ou perdre le contrôle de vous-même ou le contact avec la réalité.
Dans la crainte de perdre le contrôle de votre voiture ou de faire une scène dans le magasin vous fuyez aussi rapidement que vous le pouvez. Après plusieurs minutes, la sensation de panique s’atténue. Vous vous calmez et vous vous demandez ce qui vient de vous arriver.
De plus, vous craignez depuis au moins un mois d’avoir d’autres épisodes semblables : ceci définit ce qu’on appelle le trouble panique.

On a décrit les crises de panique comme un signal d’alarme déclenché par le corps sans raison valable – comme une fausse alarme. Lorsqu’un tel signal est déclenché en présence d’un danger réel, la réaction de terreur extrême peut être essentielle à la survie. Mais en état de crise de panique, la réaction de terreur se produit alors qu’il n’y a aucune raison de donner l’alarme.
Ce que les crises de panique ont de curieux et de terrifiant, c’est qu’elles se produisent souvent dans un cadre familier ou dans une situation qui ne présente pas de danger réel. Il n’en demeure pas moins que la victime est prise de terreur, avec toutes ses manifestations physiques et psychologiques.
À défaut de détection et de traitement, le trouble panique peut progresser et causer une détresse encore plus grande. La menace constante de ne pas savoir quand, ni où, une nouvelle crise va se produire peut provoquer une anxiété d’anticipation – c’est-à-dire la crainte constante d’autres crises de panique. La personne pourra constater qu’il ne lui suffit pas d’éviter les situations ou les endroits redoutés pour empêcher ce sentiment d’anxiété ou de peur.
Cette anticipation de faire d’autres crises de panique doit durer depuis au moins un mois pour qu’on puisse poser le diagnostic de trouble panique.

 


Symptômes :

Médicalement, une crise de panique doit inclure au moins 4 des symptômes dans la liste ci-dessous et atteindre un paroxysme en moins de 10 minutes :

- palpitations

- transpiration

- tremblements ou secousses musculaires

- sensation de souffle court ou d’étouffement

- sensation d’étranglement

- douleur ou gêne dans la poitrine

- nausées ou gêne abdominale

- sensation d’étourdissements, d’instabilité, de tête légère ou d’être sur le point de s’évanouir

- sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi-même

- peur de perdre le contrôle ou de devenir fou

- peur de mourir

- sensation d’engourdissements ou de picotements dans les mains

- frissons ou bouffées de chaleur


Causes :

Le trouble panique apparaît souvent quand la victime est au début de la vie adulte. La première crise peut se produire après une période de grande tension, par exemple la perte d’un être cher par décès ou séparation, la maladie, un accident ou un accouchement. Même après que la situation de stress soit disparue, les crises de panique persistent.
Il semble que les femmes soient deux à trois fois plus susceptibles de trouble panique que les hommes. De récents calculs montrent que plus d’un million de Canadiens souffriraient de trouble panique avec ou sans agoraphobie. Il est difficile d’établir des chiffres précis parce que les victimes cachent souvent leur état et que bon nombre de professionnels des soins de la santé ne le diagnostiquent pas.
En fait, le trouble panique a été décrit comme l’un des grands imposteurs de la médecine parce qu’on peut facilement le confondre avec bon nombre d’autres problèmes médicaux ou psychiatriques. Les victimes consultent parfois plusieurs médecins sans résultat. Se sentant mal à l’aise et incomprises, et s’interrogeant sur leur santé mentale, certaines abandonnent tout espoir d’améliorer leur état.

L’agoraphobie
est la crainte de se trouver dans des lieux où il pourrait être difficile de fuir ou d’obtenir de l’aide lorsqu’on vit une attaque de panique. Certains agoraphobes ne circulent que dans un périmètre restreint ou ont besoin d’être accompagnés d’une personne de confiance. De cette façon, le trouble affecte également la famille et les amis. D’autres s’exposent, mais au prix d’une anxiété importante.

Normalement, les victimes de trouble panique se rappellent assez bien des premières crises de panique, parce que la terreur physique et psychologique a été écrasante. Certaines personnes croient qu’elles sont victimes d’une crise cardiaque massive ou qu’elles perdent la raison. L’impulsion de fuir immédiatement ou de demander de l’aide pousse certaines victimes vers les services d’urgence des hôpitaux, où elles insistent sur le fait qu’elles craignent  par exemple d’avoir une crise cardiaque. Les tests physiques ne révèlent habituellement rien d’anormal.
La soudaineté et la violence des crises de panique amènent certaines victimes à éviter les situations où elles ont eu une crise. Elles peuvent croire que l’autoroute ou l’épicerie sont des endroits effrayants. Elles se disent que dans l’éventualité d’une autre crise, au moins elles ne seront pas au volant, ni dans la foule, ni enfermées dans un train ou un avion où la fuite ou une aide appropriée seraient difficiles. Dans la crainte d’avoir une crise et de perdre la maîtrise d’elles-mêmes, les victimes évitent certaines activités ou certains endroits. Cela s’appelle évitement agoraphobique. Par exemple, ces personnes pourraient en venir à éviter de demeurer seules à la maison, de circuler dans leur quartier, d’aller à l’épicerie, à la banque, au centre commercial ou au cinéma, ou de se trouver dans une salle de spectacle, d’utiliser les transports en commun, de circuler en automobile, de traverser les ponts et les tunnels, ainsi que de prendre l’avion et de voyager. L’interférence avec la vie personnelle ou professionnelle peut devenir importante.

Les conséquences peuvent être graves
Les crises de panique, l’anxiété d’anticipation et l’évitement agoraphobique peuvent avoir des conséquences graves s’ils ne sont pas traités. Les victimes de ce trouble sont plus susceptibles de dépression que la population en général, avec les complications que cela implique. Dans leurs efforts désespérés pour réprimer les crises et sous l’effet de leur anxiété d’anticipation, certains abusent de l’alcool, des drogues ou de certains médicaments.
D’autres acquièrent une dépendance pathologique. Ils sont incapables d’envisager les situations qu’ils craignent sans la présence constante de quelqu’un. On estime qu’avec toutes ses complications, le trouble panique coûte au Canada des centaines de millions de dollars par année en frais médicaux, prestations d’invalidité et salaires perdus.


Prévenir et soigner :

Il existe maintenant des traitements validés qui offrent l’espoir de soulager plus rapidement et plus efficacement les personnes qui souffrent de trouble panique. Tout traitement efficace commence par un diagnostic exact. Le simple fait d’identifier la maladie apporte un soulagement énorme à la personne qui craignait que l’on ne prenne pas son problème au sérieux.
On a recours à divers types de thérapies visant à modifier certaines pensées et comportements (thérapie cognitivo-comportementale), à des médicaments (antidépresseurs et anxiolytiques) ou à l’association des deux. Avec la thérapie cognitivo-comportementale, le patient seul ou dans un groupe est graduellement exposé à la situation agoraphobique qu’il redoute excessivement. Il peut au cours de ce processus, être accompagné d’un thérapeute, d’un ancien phobique ou d’un membre de la famille formé pour l’occasion. Si une crise de panique se déclenche, le patient apprend à reconnaître les manifestations d’une attaque de panique, à ne pas faire de mauvaises interprétations de ces manifestations et à demeurer dans la situation plutôt que de fuir. Le patient apprend à réduire ses craintes et acquiert une meilleure emprise sur les situations. La thérapie vise à modifier les schémas de pensées des personnes en les aidant à analyser leurs sentiments et à distinguer les pensées réalistes et irréalistes.

La guérison peut prendre quelques mois, mais comme les personnes atteintes de trouble panique souffrent parfois de plus d’une maladie, le traitement peut prendre plus de temps et être plus complexe. Ainsi, un traitement fructueux tient compte de tous les problèmes connexes, fréquemment la dépression et/ou l’abus d’alcool ou de drogues.

Les efforts de recherche actuels se concentrent sur des moyens plus efficaces de diagnostiquer et traiter le trouble panique.

Les spécialistes désirent également trouver des réponses à des questions comme :

- Pourquoi les crises de panique se déclenchent-elles à certains moments plutôt qu’à d’autres ?

- Quel rôle joue l’hérédité ?

- D’où viennent les différences apparentes entre les hommes et les femmes qui sont affectés de ce trouble?

Les chercheurs tentent d’éclaircir les origines et les causes sous-jacentes au trouble panique.


Source :
http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/fr/p/aider-une-personne/les-maladies-mentales/trouble-panique

Par Myrddhin - Publié dans : Psy
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